MAROC
28/01/2019 12h:15 CET | Actualisé 28/01/2019 12h:18 CET

Sur le plateau d'ONPC, BHL vole au secours de Leïla Slimani, qualifiée de "courtisane" par Charles Consigny

Un qualificatif dont s'était déjà défendue par le passé l'écrivaine.

France2/ONPC

ONPC - Le débat commencé sur la petite lucarne s’est poursuivi sur les réseaux sociaux. Samedi 26 janvier, Bernard Henri-Levy était sur le plateau de l’émission de France 2 “On n’est pas couché”, pour présenter sa pièce Looking for Europe. Au cours des échanges avec les chroniqueurs de l’émission, l’auteur et philosophe s’est retrouvé au coeur d’un échange houleux avec Charles Consigny, notamment au sujet des Gilets jaunes. Débat au cours duquel le chroniqueur a évoqué une tribune appelant à “un sursaut pour l’Europe”, signée par plusieurs écrivains dont BHL et Leïla Slimani. 

L’écrivaine franco-marocaine évoquée a alors été la cible de Charles Consigny, qui a critiqué sa position de Secrétaire générale de la Francophoniecomme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous à partir de la 26e minute:

“Vous avez parmi vos signataires Leila Slimani, qui est une écrivain très à la mode en ce moment. Il se trouve qu’Emmanuel Macron lui a confié une mission, avec différents moyens pour l’accomplir, autour de la Francophonie (...) comportement typique de la cour, on désigne une ‘courtisane’ et on lui donne une mission à faire au nom de la couronne”, déclare Charles Consigny.

Des propos auxquels le philosophe français répond: “vous ne pouvez pas dire de Leïla Slimani qu’elle est une courtisane (...) Elle est une Républicaine qui joue son rôle de Républicaine, une Républicaine à qui l’on a confié une mission et qui va tâcher de la remplir”, ajoute BHL, avant de trancher, encouragé par les applaudissements dans le public: “on ne parle pas des femmes comme ça”. 

Sur Twitter, des internautes ont également volé au secours de Leïla Slimani, dénonçant le sexisme de la remarque du chroniqueur d’ONPC, ou précisant que l’écrivaine n’est pas rétribuée par les deniers publics pour sa mission de représentante personnelle d’Emmanuel Macron pour la francophonie, qu’elle exerce depuis novembre 2017.

Ce n’est pas la première fois que le terme de “courtisane” est employé dans le contexte de la mission confiée à Leïla Slimani par le président français. Interrogée en août dernier sur sa nomination par Emmanuel Macron, cette dernière répondait dans les colonnes du Journal Du Dimanche: “Je ne suis pas une courtisane. Je n’aspire pas à être sur la photo”, répondait celle dont le premier roman, “Dans les jardins de l’ogre”, a été récemment traduit en anglais et est disponible en ligne depuis le 1er janvier dernier.