ALGÉRIE
04/12/2018 12h:25 CET

Le taux de scolarisation en Algérie a atteint 98,5%

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La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit a affirmé, lundi à Alger, que le taux de scolarisation en Algérie avait atteint 98,5%, reconnaissant l’existence de difficultés d’apprentissage chez les élèves, notamment en mathématiques et en éducation scientifique. 

S’exprimant lors d’une journée parlementaire sur “l’Ecole algérienne : la réforme de l’enseignement et les alternatives pédagogiques: horizon 2030, défis de qualité”, tenue à l’Assemblée populaire nationale (APN), Mme Benghebrit a indiqué que le taux de scolarisation avait atteint 98,5%, assurant, dans ce cadre, que “la scolarisation n’est pas forcement synonyme d’apprentissage”.    

La ministre s’est appuyée, à ce propos, sur les différentes opérations d’évaluation ayant permis le recensement de 465.000 erreurs dans les deux épreuves de fin de cycle primaire (5ème) et moyen (BEM).  

Mme Benghebrit a fait savoir en outre que les résultats de ces évaluations avaient démontré que les élèves ne maitrisent pas suffisamment les compétences nécessaires leur permettant de faire face aux défis du troisième millénaire tels que la pensée critique, la créativité, l’esprit de partage, la communication, la relation avec les médias et la technologie, la flexibilité, l’esprit d’initiative, l’interaction et autres.     

A ce propos, la ministre a fait état du lancement de l’approche “la référence nationale pour l’enseignement, l’évaluation, la formation et la gestion”, (Marwatt) qui est une référence fixant les critères nationaux en matière d’enseignement et d’apprentissage des différentes matières scolaires, afin de former un citoyen algérien au diapason de son époque et capable d’employer ses acquis scolaires au service du développement national. 

Réunissant l’ensemble des éléments ayant un rôle dans l’amélioration de la performance des élèves et du système éducatif, cette approche systémique permettra de donner une approche nouvelle à ce qui a trait à aller progressivement vers la didactique de base , en matière de compréhension de  l’écrit, de la culture scientifique et des mathématiques, a expliqué Mme. Benghebrit.   

Par ailleurs, la ministre a reconnu que les élèves “sont intelligents et tout ce dont ils ont besoin est de les prendre en charge et de les accompagner afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux mêmes (...) et de les mener à la réussite, une réussite sur tous les plans, en fonction des capacités et des centres d’intérêt de chaque élève”. 

Elle a également affirmé que les élèves n’occupaient pas les premières places dans les classements mondiaux, relevant que le système éducatif n’avait pas bénéficié des meilleures conditions pour réaliser des avancées au même rythme des autres systèmes éducatifs, et ce, essentiellement en raison de la décennie noire qu’a vécue l’Algérie et dont les premières victimes étaient les établissements publics, en tête desquels l’école. 

L’éducation relève de la responsabilité de tout un chacun et la relation avec l’école “ne doit pas se reposer uniquement sur les critiques. Il faut qu’elle soit inscrite dans une logique constructive et positive, à même de parvenir à une école de qualité dans un monde qui connaît des métamorphoses et des bouleversements multiformes qui poussent à revoir des concepts qui étaient immuables par le passé”, a soutenu Mme Benghabrit.

Face à cette situation, le ministère, poursuit Mme. Benghebrit, a initié une série de mesures qui traitent de façon approfondie les problèmes de l’apprentissage chez les élèves à travers la mise en place d’un système de normalisation et de standardisation portant sur les opérations d’apprentissage, d’évaluation, la formation et la gouvernance.