MAROC
26/05/2018 09h:13 CET | Actualisé 26/05/2018 09h:34 CET

Changement d'avis, le président américain annonce que le sommet Trump-Kim pourrait finalement avoir lieu

Moins de 24 heures après l'avoir annulé.

BEHROUZ MEHRI via Getty Images

SOMMET - Changement de cap. Après avoir créé la surprise en annonçant jeudi 24 mai l’annulation du sommet de Singapour et de sa rencontre avec Kim Jong-Un, Donald Trump a évoqué ce vendredi 25 mai le possible maintien du sommet avec la Corée du Nord, et ce moins de 24 heures après avoir annulé sa rencontre très attendue avec son homologue coréen. 

“Nous avons des discussions très productives avec la Corée du Nord pour que le Sommet ait lieu, si c’est le cas, il aura probablement lieu à Singapour, à la même date, le 12 juin”, a écrit Donald Trump sur Twitter vendredi soir, précisant que la rencontre pourra même être, “si nécessaire, prolongée après cette date”.

“Nous leur parlons en ce moment”, avait déjà déclaré Donald Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, au lendemain de l’envoi d’un courrier dans lequel il rayait la date du sommet de son calendrier et dénonçait “l’hostilité” du régime de Pyongyang.  “Nous verrons ce qui va se passer”, répétera le président américain, avant de lancer, sans autre précision, que la rencontre “pourrait même avoir lieu le 12″ juin.

La réaction de la Corée du Nord à cette annulation, annoncée le jour même où Pyongyang déclarait avoir démantelé son seul site connu d’essais nucléaires, a été plutôt mesurée.

Si le premier vice-ministre des Affaires étrangères Kim Kye Gwan a parlé de décision “extrêmement regrettable”, il a laissé la porte ouverte en déclarant que Pyongyang était prêt à “s’asseoir face à face, à tout moment et de quelque manière que ce soit, pour résoudre le problème”.

L’engouement suscité par la perspective du sommet avait cédé la place au doute ces derniers temps, avec pour toile de fond des menaces échangées par les deux parties.

Hier, la Chine jouait les médiateurs, appelant Pyongyang et Washington à faire preuve de “patience” et de “bonne volonté. “La récente détente dans la péninsule coréenne a été chèrement payée et le processus de règlement politique reste face à une rare chance historique”, a déclaré à la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Lu Kang. Avec les dernières déclarations de Trump, l’espoir et (de nouveau) permis.