ALGÉRIE
07/09/2019 14h:19 CET | Actualisé 07/09/2019 16h:55 CET

Le SG de l’ONM Benelhadj fustige une “3issaba du FLN” au service de “l’agenda de la France”

Le secrétaire général par intérim de l’ONM, Mohand Ouamar Benelhadj a montré en quelques mois qu’il n’est pas homme à se laisser faire. Mohamed Djemaï, SG du parti FLN et d’autres dirigeants de ce parti qui ont suggéré que M.Benelhadj exécutait un “agenda étranger” en appelant à rendre le sigle “FLN” à la nation. 

Mohamed Djemaï, fait l’objet d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire à la demande de la justice et il a laissé entendre que son affaire n’avait rien à voir avec la corruption mais “concernait une  affaire avec une personne”.  

Gaffes

L’affaire en question, telle que rapportée par des médias, est d’une grande gravité. Elle concerne une supercherie utilisée par une juge qui s’est fait passer pour une femme de ménage et apporter un faux témoignage en faveur de Djemaï, accusé par son chauffeur d’agression.

Mise sous le boisseau par Tayeb Louh, qui a rejoint récemment la prison d’El Harrach a été relancée. Mais on ne sait pas si c’est l’unique affaire pour laquelle pourrait être poursuivi le SG du FLN qui se dit prêt à renoncer à son immunité parlementaire. 

En attendant, les sorties de Djemaï marquées par un soutien à toutes les décisions et annonces du chef d’état-major, sont émaillées de gaffes. La plus connue - puisqu’elle a suscité le buzz - est sa déclaration que sa famille est la seule à Tébessa qui ne fait pas dans la contrebande. 

 Dans une autre sortie, Djemaï a demandé à “réglementer” l’utilisation de Facebook qui est devenu un espace pour attaquer les “partis honnêtes afin de tromper les jeunes et la nation algérienne”.  

 Mais la plus grosse des gaffes a consisté d’accuser le SG par intérim de l’ONM, en réponse à sa demande de rendre le sigle du FLN à la nation d’agir pour le compte de la France. Le FLN avait en effet qualifié cette demande de “libération” du sigle FLN, renouvelée à la veille du 20 août de “dérive dangereuse”.  

 La demande de Benelhadj a indiqué le parti du FLN dans un communiqué accusateur, répond à des “agendas cachés qui se croisent avec d’autres appels ayant des prolongements à l’étranger, dans l’objectif de réaliser ce que le colonisateur français n’a pas pu faire : dépouiller l’Algérie de sa glorieuse histoire”

 Cette sortie, Benelhadj ne la laisse pas passer et il n’hésite pas à fustiger la “bande du parti FLN”. Dans une déclaration diffusée sur le site de l’ONM, Benelhadj répond aux “attaques” dont il a fait l’objet de la part de Djemaï mais aussi Ahmed Boumahdi, membre du BP et Mustapha Mazouzi et Hocine Khaldoune;  

La “chkara” remonte à loin

Benelhadj rappelle qu’il fait partie des fondateurs du parti FLN post-indépendance et qu’il y a exercé de nombreuses fonctions avant de s’en retirer “volontairement” en 1987 lorsque les listes des candidatures “ont commencé à se préparer dans des chambres noires, au niveau de la direction à Alger, contrairement au passé où les candidatures était examinées au niveau locale et wilayal avant d’être soumises à la direction à Alger. 

De quoi suggérer que la mutation du FLN en parti de la “chkara” remonte à cette période. S’agissant de l’obéissance à des “agendas étrangers” le SG de l’ONM a accusé la “bande du parti du FLN d’exécuter les ordres de la France en refusant dans le passé de criminaliser le colonialisme dans un texte de loi. “Le FLN qui disposait - et dispose toujours - de la majorité parlementaire, a-t-il rappelé. “Qui donc applique l’agenda de la France, l’ONM ou la 3issaba du FLN” se demande-t-il.