MAROC
18/08/2019 15h:25 CET

Le sculpteur colombien Fernando Botero expose devant le MMVI à Rabat

"Le Cheval" trône majestueusement avec ses 3 mètres de haut et ses 2 tonnes de bronze.

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CULTURE - Le sculpteur colombien Fernando Botero fait escale à Rabat. L’auteur de la très célèbre oeuvre “Le Cheval” expose cette dernière devant l’entrée principale du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI). L’installation de cette statue est un hommage aux vingt ans de règne du roi Mohammed VI et sa volonté de rendre l’art plus accessible, explique dans un communiqué la Fondation nationale des musées (FNM). Devant le musée MMVI, l’imposante sculpture de Fernando Botero rejoint le “Guerrier Masaï” d’Ousmane Sow exposée dans le même musée dans le même objectif, souligne la FNM.

L’artiste colombien, né à Medellin en 1932, est réputé pour ses personnages aux formes rondes et volumineuses. Les sculptures Botero font, aujourd’hui, partie du paysage urbain des grandes villes du monde et sont exposées dans plusieurs grandes métropoles mondiales aussi importantes que New York, Paris, Londres, Moscou, Florence, Madrid, Singapour ou encore Tokyo.

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Non loin, de la sculpture de Botero, qui trône majestueusement au cœur de la capitale avec ses 3 mètres de haut et ses 2 tonnes de bronze, est également exposée une œuvre de la sculptrice marocaine Ikram Kabbaj. Elle prend la forme d’un triptyque de trois sculptures en marbre noir poli et qui captivent le regard par leur singularité, précise le communiqué de la fondation. Née à Casablanca en 1960 et militante pour l’intégration de la sculpture dans les espaces publics, Ikram Kabbaj ne cesse de partager sa conviction à travers les symposiums de sculptures qu’elle a organisés dans plusieurs villes du royaume, poursuit la même source.

Cette initiative d’exposition, ajoute la fondation, est également une invitation à découvrir les collections du musée en explorant ses espaces externes environnants.

C’est dans la continuité de ses actions, qui valorisent la rencontre entre l’art et le public dans un esprit d’ouverture et d’inclusion, que la FNM a procédé à la mise en place des ces sculptures “partant de la conviction que l’art libre et accessible transforme les espaces publics et participe à leur embellissement”. La FNM œuvre en concertation avec la wilaya de Rabat et le conseil de la ville pour le choix des espaces. “L’art dans les espaces publics illumine le quotidien, crée un sentiment d’appartenance et devient dès lors une force de changement du paysage urbain” estime la FNM.

Ces deux œuvres apportent ainsi un petit aperçu de la première édition de la biennale internationale de Rabat, prévue du 10 septembre au 10 décembre prochain, et qui “s’inscrit parfaitement dans cet esprit”. La biennale mettra à l’honneur l’art urbain à travers une œuvre qui sera réalisée par des artistes marocains.