MAROC
07/11/2018 16h:46 CET

Le roi presse El Othmani et Doukkali de réformer le système de santé

“Les citoyens continuent de pâtir des nombreuses limites que connait le système national de santé actuel".

AIC PRESS

SANTÉ - Le roi Mohammed VI a exhorté, mercredi 7 novembre lors d’une audience avec le chef du gouvernement Saad-Eddine El Othmani et le ministre de la Santé Anass Doukkali, le gouvernement d’accélérer les réformes pour mettre à niveau le système de santé.

Selon un communiqué du cabinet royal relayé par la MAP, le roi a pris connaissance, lors de cette audience, “des premières actions envisagées par le gouvernement (...) relatives au secteur de la santé”. Il s’agit, notamment, “du redressement des anomalies qui entachent l’exécution du programme de couverture médicale RAMED et de la refonte en profondeur du système national de santé”, précise le cabinet royal.

“En dépit de la croissance constante de ses bénéficiaires, le programme RAMED, généralisé en 2012, est confronté à plusieurs contraintes et dysfonctionnements qui limitent son efficacité et sa capacité à répondre aux besoins des catégories ciblées, particulièrement les plus démunies et fragiles”, souligne la même source.

“Malgré les efforts entrepris, les citoyens continuent de pâtir des nombreuses limites que connait le système national de santé actuel, notamment en termes de déséquilibre de l’offre de soins au niveau territorial, de qualité du service rendu et d’encadrement médical et paramédical”, déplore le cabinet royal.

Le souverain a ainsi donné ses instructions afin de “poursuivre la réflexion sur les différents scénarios de réforme à l’étude et ce, en coordination avec les départements et organismes concernés, en particulier les ministères de l’Intérieur et de l’Economie et des Finances”, précise le communiqué.

Le roi a enfin exprimé sa volonté de voir le secteur de la santé “gagner rapidement en efficacité et améliorer profondément son fonctionnement et la qualité des services rendus, l’objectif étant que les citoyens commencent à percevoir des améliorations concrètes dès la mise en œuvre du plan d’action en cours d’élaboration”, conclut le cabinet royal.