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11/12/2018 16h:52 CET | Actualisé 11/12/2018 16h:53 CET

"Le public a quitté la salle"

C’est la phrase qu’on lit sur pratiquement tous les articles et statuts publiés en rapport avec l’acteur qui s’est déshabillé sur scène.

Ryan McVay via Getty Images

C’est la phrase qu’on lit sur pratiquement tous les articles et statuts publiés en rapport avec l’acteur qui s’est déshabillé sur scène.

Seulement 25 personnes ont quitté la salle contre plus que 400 qui étaient présents.

Les “groupes de casseurs” chaque Janviers en Tunisie qui “braquent” les magasins et saccagent les boutiques. “Un groupe”, le terme est tellement vague qu’on arrive pas à savoir si ce sont juste un groupe d’amis qui s’ennuient, ou un peuple qui en a marre.

“Après tout, nous sommes un pays musulman”, une phrase qui fausse tellement la réalité. Une majorité est musulmanes certes, mais a-t-on vraiment des statistiques fiables qui nous donne exactement le nombre de musulmans en Tunisie contre le reste? Moi perso, personne ne m’a posé la question.

Est-ce vraiment la majorité du peuple tunisien qui a voté Ennahdha et Nida lors des municipales? Même pas 900.000 personnes. Même pas le 1/10 du peuple.

N’existe-t-il pas par hasard une loi qui oblige les journaux/journalistes à utiliser des termes précis ou à préciser que le nombre est inconnu?

Il doit y avoir une sorte de sanction pour les gens qui généralisent. 

Il doit y avoir plus de sondages et statistiques pour avoir les idées un peu plus claires.

Cette généralisation ne fait que fausser la réalité et donne un sentiment de solitude.

On doit arrêter de faire des conclusions sans se baser sur des chiffres et des faits. Les suppositions et les réflexions ne sont pas des faits et ne représentent pas la réalité. C’est le fruit d’une expérience personnelle avec un peu d’orientation politique/sociale et une touche d’influence des médias et de l’entourage.

Chose qui a fonctionné pour ma personne, j’essaye de ne pas me précipiter à partager une publication ou à avoir un avis sur un sujet avant de le voir plus en détails et de collecter plus d’informations. Partager son avis engage, et vu la touche d’égo qu’a l’être humain, et avec le fait que l’interlocuteur ne pardonne souvent pas, on peut se retrouver dans une situation délicate où ses propos peuvent être utilisés contre soi.

Donc la vie est comme une arrestation, il ne faut jamais dire quoique ce soit jusqu’à la présence de son avocat. L’avocat ici est, bien évidemment, la cervelle.

 

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