ALGÉRIE
09/04/2019 18h:09 CET

le PT dénonce le recours à la violence et les arrestations

Reuters

Le secrétariat du BP du parti des travailleurs condamne dans un communiqué “le recours à la violence policière précédée d’arrestations de syndicalistes et activistes libérés, par la suite”. Pour le parti de Louiza Hanoune, “cette régression est très grave et porte en elle les risques de dérapages tout comme elle confirme que le départ de A. Bouteflika ne saurait signifier la fin du système qui a pris en otage le pays depuis 1962″.

Le secrétariat du BP se demande si les nouvelles instructions données aux forces de police ne cache pas une volonté de reprise en main. “Qui a osé donner de telles instructions à la police qui depuis le 22 février accompagne pacifiquement les marches et rassemblements dans une fraternisation exceptionnelle ? Qui a donné l’ordre à la gendarmerie d’empêcher des Algériennes et des Algériens d’entrer dans la capitale vendredi dernier ? Que prépare une telle volte-face ?”, se demande le parti, qui dénonce ses pratiques.

“Le PT dénonce avec la plus grande vigueur ces pratiques héritées du système de parti unique décomposé anti-démocratique, anti-populaire et anti-national”.

L’application de l’art 102 de la constitution ce Mardi 9 avril “a pour unique objectif le sauvetage du système répressif et oppresseur par la confiscation de la volonté et la souveraineté populaires”, dénonce le PT qui juge que “seul le départ de tout le système, de ses institutions et partis, de tous ses symboles politiques et militaires, est à même de garantir la liberté d’expression et l’exercice par la majorité du peuple de sa souveraineté pleine et entière”.

Pour le parti de travailleurs, la sortie de crise passe par “la rupture effective avec le système” et la mise en place d’“une Assemblée nationale constituante et souveraine (A.C.N.S) composée de vrais représentants mandatés par toutes les composantes du peuple algérien”.