ALGÉRIE
06/06/2018 02h:08 CET

Le projet de loi relative à la création de l'Académie de la langue amazighe adopté par le Conseil des ministres

RYAD KRAMDI via Getty Images

Le projet de loi organique relatif à la création de l’Académie algérienne de la langue amazighe a été adopté mardi 05 juin 2018 par le Conseil des ministres, réuni sous la présidence du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Le projet de cette loi organique, présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, définit les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement de cette instance, placée auprès du président de la République et dont la création est prévue par l’article 4 de la Constitution, amendée en 2016, indique un communiqué du Conseil des ministres.

“L’Académie est chargée notamment de recueillir le corpus national de la langue amazighe dans toutes ses variétés linguistiques, d’établir la normalisation de la langue amazighe à tous les niveaux de description et d’analyse linguistique, et d’élaborer un dictionnaire référentiel de la langue amazighe”, ajoute la même source.

La composition de l’Académie est fixée à 50 membres au plus, choisis parmi les experts et compétences avérés dans les domaines des sciences du langage et en rapport avec la langue amazighe et les sciences connexes.

L’Académie disposera d’un Conseil, d’un Président, d’un Bureau et de Commissions spécialisées.

Se félicitant de la présentation de ce projet de loi dans les délais impartis, le Président Abdelaziz Bouteflika a estimé que “l’adoption de ce texte par le Parlement couronnera le processus de réappropriation de Tamazight par toute l’Algérie comme l’un des facteurs de consolidation de l’unité de son peuple”.

“Langue nationale et officielle, Tamazight, que l’Etat œuvrera à promouvoir comme en dispose la Constitution, a désormais besoin de l’apport des compétences nationales dans ce domaine, pour développer, au sein de l’Académie, les instruments et les règles à même d’accroître l’usage et le rayonnement de cette langue, partie indissociable de notre identité nationale”, a ajouté le président de la République.