TUNISIE
08/10/2019 11h:29 CET

Le prix Nobel de physique 2019 pour la découverte de la première exoplanète

James Peebles a été récompensé pour “découvertes théoriques en cosmologie physique", Michel Mayor et Didier Queloz pour la “découverte d’une exoplanète orbitant autour d’une étoile similaire au Soleil”.

comité Nobel
Le prix Nobel de physique 2019 a récompensé trois chercheurs pour deux travaux particuliers, dont la découverte de la première exoplanète

SCIENCE - James Peebles, Michel Mayor et Didier Queloz ont reçu ce mardi 8 octobre le prix Nobel de physique 2019. Le premier a été récompensé par le comité Nobel pour ses “découvertes théoriques en cosmologie physique”. Les deux autres chercheurs ont reçu le prix Nobel de physique pour la découverte de la première exoplanète.

L’Américain James Peebles a créé en 20 ans un “cadre théorique” permettant de comprendre l’histoire de l’univers, du Big Bang jusqu’à aujourd’hui, a précisé le comité Nobel. C’est grâce à ce modèle théorique que les chercheurs ont compris comment nous sommes passés du Big Bang à l’univers actuel, “posant les fondations pour une transformation de la cosmologie, des spéculations jusqu’à la science”, précise le comité Nobel.

4000 exoplanètes plus tard, un prix Nobel de physique

Les chercheurs suisses Michel Mayor et Didier Queloz, eux, sont à l’origine de la découverte en 1995 de la première exoplanète, la première planète orbitant autour d’une autre étoile: 51 Pegasi b.

Johan Jarnestad / The Royal Swedish Academy of Sciences
Le prix Nobel de physique 2019 a récompensé la découverte de 51 Pegasi b, la première exoplanète.

Depuis, l’humanité a découvert plus de 4000 exoplanètes grâce à différents instruments. Ces exoplanètes orbitent autour de diverses étoiles, plus ou moins grosses. Elles sont elles-mêmes très variées, bien plus que celles de notre système solaire.

Elles sont surtout scrutées avec attention car certaines d’entre-elles pourraient abriter la vie. Notamment celles se situant dans la “zone habitable”, la distance nécessaire par rapport à l’étoile pour qu’il fasse la température idéale nécessaire à la présence d’eau liquide en surface, élément essentiel pour la vie biologique telle que nous la connaissons.

Mais cela n’est pas suffisant, il faut également d’autres éléments. C’est une des quêtes actuelles de nombreux exobiologistes. Pour ce faire, il sera nécessaire de trouver des signatures, des biomarqueurs. “Pour l’instant, le sujet évolue peu, on discute toujours de la pertinence de la détection d’oxygène et de méthane comme signature d’une activité microbienne à la surface”, rappellait en juillet au HuffPost Jean Schneider, astronome français spécialiste de la question.

“Au moins aussi prometteuse est la recherche de couleurs de la surface d’une planète qui ne sont attribuables à aucun spectre minéral répertorié, donc candidats pour une ‘végétation’”, précisait-il. “Je suis sûr que nous aurons des soupçons de ce genre d’ici 2069”.

De telles analyses devraient être possibles sur les exoplanètes les plus proches de nous dans le futur, grâce aux télescopes spatiaux en préparation, à l’instar du James Webb, le remplaçant d’Hubble. Si la découverte d’exoplanètes a commencé en 1995, celle de la vie biologique attend encore sa grande première.

Après le prix Nobel de physique suivra celui de chimie, mercredi 9 octobre. La veille, le prix Nobel de médecine a été attribué à deux Américains et un Anglais pour leurs travaux sur l’oxygénation des cellules.

Les lauréats succèdent au Français Gérard Mourou, co-lauréat du prix Nobel de physique en 2018 en compagnie de la Canadienne Donna Strickland et de l’Américain Arthur Ashkin.

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