ALGÉRIE
01/10/2018 12h:23 CET

Le prix du panier de l'Opep à plus de 81 dollars

Les marchés restent focalisés sur l’Iran, dont les exportations ont chuté avant même que les sanctions américaines les visant ne soient appliquées

Ramzi Boudina / Reuters

Le prix du panier des quinze brut de référence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a grimpé à 81,48 dollars le baril vendredi,contre 80,88 dollars jeudi, selon les chiffres de l’Organisation publiés lundi sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence des pétroles bruts de l’Opep  comprend le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola),Djeno (Congo),  Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale), Rabi light (Gabon), l’Iran  Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider  (Libye), Bonny Light (Nigéria), Qatar Marin(Qatar), Arab Light (Arabie  Saoudite), Murban (UAE) et le Mery (Venezuela).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre,valait  vendredi 82,40 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 68 cents par rapport à la clôture de jeudi. 

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril du brut léger américain “light sweet crude” (WTI) pour la même échéance prenait 19 cents  à 72,31 dollars une heure après son ouverture.

Le pétrole devrait signer sa troisième semaine consécutive de hausse pour  la première fois depuis le mois de mai, et le Brent a touché ce matin son plus haut son plus haut en près de quatre ans avec un baril à 83,32 dollars.

Cette hausse, “s’explique a priori par la baisse du nombre de puits actifs aux États-Unis la semaine dernière, selon les données de Baker Hughes”, ont commenté les analystes de JBC Energy.

Selon cette entreprise de services pétroliers, qui publie ses chiffres le vendredi après la clôture du marché, le nombre de puits a légèrement reculé (-3 sur la semaine), indiquant une potentielle baisse des extractions de l’un des plus grands producteurs mondiaux.

Mais les marchés restaient focalisés sur l’Iran, dont les exportations ont chuté avant même que les sanctions américaines les visant ne soient appliquées.

“Tous les importateurs de pétrole iranien ont réduit leurs achats auprès de Téhéran”, a rappelé Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures.

Alors que le président américain Donald Trump s’inquiète de la hausse des prix de l’or noir, il aurait à nouveau abordé le sujet de la stabilité du marché lors d’un entretien téléphonique avec le roi Salmane d’Arabie saoudite, a rapporté la chaîne Al Arabiya TV.

L’Arabie saoudite, tout comme la Russie et l’ensemble des pays impliqués dans l’accord de limitation de production qui a participé à la hausse des prix depuis fin 2016, n’a pas annoncé de hausse de sa production lors de la dernière réunion de suivi de l’accord, fin septembre à Alger.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires signataires de l’accord se réuniront début décembre à Vienne.

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