MAROC
27/06/2018 16h:11 CET

Le prince Moulay Hicham réagit aux peines prononcées contre les détenus du Hirak

Celui que l'on surnomme le "prince rouge" regrette ces peines “sévères et douloureuses”.

ABDELHAK SENNA via Getty Images

JUSTICE - Les réactions fusent depuis que le verdict est tombé hier soir dans l’affaire des 53 détenus du Hirak. Sur Twitter, le prince Moulay Hicham, cousin du roi Mohammed VI, a réagi ce mercredi 27 juin.

Celui que l’on surnomme “le prince rouge”, connu pour ses positions dissidentes envers le système monarchique marocain, a ainsi estimé dans un tweet que les peines prononcées à l’encontre des accusés suite aux événements d’Al Hoceima étaient “sévères et douloureuses” et qu’elles “aggravent l’injustice”:

“Les peines prononcées pour les droits des manifestants du Rif sont sévères et douloureuses, réduisent le champ de vision, aggravent l’injustice et ne sont pas la meilleure solution à la culture de la protestation sociale qui s’inscrit de plus en plus dans notre pays. Après le choc de ces peines, nous demandons tous la recherche d’une meilleure voie afin que le Maroc s’élargisse à tous ses citoyens sans exception pour vivre dans la dignité et pour assurer la stabilité.”

Plus d’un an après les événements d’Al Hoceima et après 8 mois de procès, des peines allant de 20 ans de prison ferme à un an de prison avec sursis ont été prononcées, mardi 26 juin, par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca.

Le “leader” de la contestation, Nasser Zefzafi, a écopé d’une peine de 20 ans de prison ferme, de même que trois autres meneurs du mouvement. Des dizaines d’autres accusés ont écopé de peines d’emprisonnement de 5, 10 ou 15 ans.

Sur la toile, de nombreux appels à manifester ont été lancés dès hier soir. Les hashtags #Hirak et #حراك_الريف (“Hirak du Rif”) sont rapidement arrivés en top tweet sur Twitter. Sur Facebook aussi, de nombreux internautes et des personnalités ont partagé leur indignation. Des sit-in sont organisés dès ce soir à Rabat et Casablanca en soutien aux condamnés.