TUNISIE
11/04/2018 16h:46 CET | Actualisé 11/04/2018 17h:19 CET

Le Président de l'UTICA propose la mise en place d'un nouveau système de sécurité sociale dans le secteur privé

Samir Majoul a proposé, mercredi, de mettre en place un nouveau système de sécurité sociale dans le secteur privé

Facebook/Utica

Le Président de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Samir Majoul a proposé, mercredi, de mettre en place un nouveau système de sécurité sociale dans le secteur privé qui permettra à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de rétablir ses équilibres financiers à partir de 2025.

S’exprimant lors d’un symposium national sur les réformes majeures tenu à Tunis, Majoul a souligné que cette mesure s’inscrivant dans le cadre de la réforme des caisses sociales permettrait d’élargir la base des affiliés sociaux notamment à travers la création de nouveaux postes d’emploi et la migration du secteur informel vers le secteur formel.

 

 

Il a, en outre, suggéré de réduire le coût de gestion de la CNSS de 10 millions de dinars par an à partir de 2018.

Le Président de l’organisation patronale a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance des réformes paramétriques qui devraient être engagées, citant, à ce titre, l’augmentation de l’âge de la retraite et de l’indicateur du salaire de base et l’adoption d’un nouvel indicateur qui prend en considération le taux de croissance, l’inflation et la productivité.

Le Président Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), Bachir Yarmani avait déclaré, samedi, que la situation financière de la Caisse Nationale de sécurité Sociale (CNSS) connaissait une nette amélioration depuis début 2018.

“Cette amélioration a été possible grâce à la contribution sociale de solidarité qui a été prévue par la loi de finances de 2018”, a-t-il fait remarquer, lors d’une journée d’étude tenue à Tunis à l’occasion de la journée mondiale de la santé 2018.

Cette contribution, a-t-il dit, a permis à la CNSS de faire des recettes, précisant que le volume des dépenses de cette caisse varie entre 180 et 200 millions de dinars par mois.

“La réforme du régime de la retraite permettra de rétablir l’équilibre financier de la CNSS”, a-t-il estimé, soulignant que le gouvernement a déployé des efforts exceptionnels pour réaliser cet objectif.

Il a rappelé, à cet égard, que le gouvernement a consacré 300 millions de dinars en 2016 pour rétablir l’équilibre financier des caisses sociales, précisant qu’une enveloppe supplémentaire de 500 millions de dinars a été allouée à cet effet.

Le nombre des affiliés sociaux est estimé en Tunisie à 3.5 millions de personnes. Les bénéficiaires des services sanitaires s’élève à 7 millions de personnes contre 2 millions qui n’en bénéficient pas.

Appel à libérer l’investissement

Samir Majoul a également indiqué que la Tunisie a besoin de libérer l’investissement et de ne pas le soumettre à l’imposition, que ce soit pour la création de nouvelles entreprises ou pour des extensions, pour lutter contre les problèmes importants et structurels de l’économie nationale.

Majoul a appelé, lors de son intervention dans le forum national sur les grandes réformes, à l’accélération de la promulgation d’une loi d’urgences économiques et la levée des obstacles devant les projets bloqués ainsi qu’à la révision de la loi sur le partenariat public-privé et l’incitation à l’exportation à travers la mise en place d’un programme complémentaire dans ce domaine.

Il a recommandé de réexaminer certaines conventions et accords commerciaux et de réformer le système fiscal à travers l’élargissement de la base des contribuables pour englober les personnes actives dans le secteur informel outre la concrétisation de la réforme administrative et la simplification des procédures pour améliorer évoluer le rendement du service public et l’accélération du traitement du problème du port de Radès et de toutes les zones logistiques.

Il a également, proposé d’organiser un dialogue national sur le thème de l’énergie et des mines pour réaliser un consensus national permettant de rétablir le rythme de production des phosphates et du pétrole et d’accorder plus d’intérêt aux énergies renouvelables et plus particulièrement celle solaire outre la révision du code des changes.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.