TUNISIE
09/10/2018 12h:49 CET

Le président de l'UTICA appelle à arrêter de taxer le numérique et à promouvoir le Digital banking

Le digital Banking dans la prochaine loi de Finances?

Facebook/Utica Tunisie
 

“Arrêtons de taxer le Numérique, si nous voulons développer le vrai e-Commerce et l’Inclusion financière pour tous, et empêcher l’Informel de prospérer. Arrêtons aussi, de taxer et sanctionner, dans nos Lois de Finances, ces mêmes équipements de télécommunications qui permettront l’interconnexion de nos institutions entre elles ou avec les citoyens, arrêtons de promouvoir la circulation Cash, qui fait le bonheur du marché informel. Passons aux actes et prenons des mesures concrètes ”, tel était le message lancé, mardi, par le président de l’UTICA, Samir Majoul.

 

Dans son allocution d’ouverture, du séminaire sur le digital banking organisé, mardi, au siège de l’UTICA, sur le thème de “l’évolution du digital dans le Banking et les moyens de paiement”, par la Fédération Nationale du Numérique en collaboration avec la Banque Centrale et l’Association Professionnelle des Banques, le Président du patronat a aussi, considéré ”qu’avec 7,5% d’Inflation, un glissement permanent du Dinar depuis plus d’un an, nous pensons vraiment, qu’avec la capacité humaine dont dispose la Tunisie, le Digital est un vrai levier économique qui pourrait sauver le pays. Nous avons à l’UTICA, la ferme détermination d’agir pour concrétiser ce processus”.

Et de poursuivre ”on parle désormais d’Intelligence artificielle, de Data Learning, d’Internet des objets, de Blockchain, d’impression 3D, de Fintech et autres. Il s’agit là de modèles, de moyens et d’outils transversaux qui bouleversent totalement, notre vie courante, nos pratiques, nos métiers, nos entreprises, nos institutions, notre futur. C’est là, une véritable révolution... ”.

 

 “La Tunisie dispose de ressources humaines qualifiées dans le Digital, d’un réservoir de compétences reconnues. Mais concrètement, notre économie numérique reste vraiment à la traîne. Nous devons nous remuer et aller de l’avant dans la mise en œuvre du développement du numérique”.

Majoul a par ailleurs, souligné que ”nous avons voulu organiser ce séminaire pour proposer des mesures concrètes et des directives qui vont permettre d’encourager les paiements par carte, en ligne, pour éviter le plus possible l’utilisation de la liquidité , dans les transactions économiques, dans les paiements aux administrations, aux commerçants...Pour pousser à la mise en place enfin du mobile paiement qui ne voit pas encore, le jour en Tunisie”.

Il a aussi, estimé que “chaque acteur a un rôle essentiel à jouer dans ces actions, décisions ou mesures: la Banque Centrale de Tunisie d’abord, les Banques bien sûr, l’administration à travers des mesures audacieuses qu’elle devrait prendre, soit via la loi de finances soit via des décrets, mais aussi et bien sûr le secteur privé et le monde des entreprises, tous secteurs confondus”. 

Le digital Banking dans la prochaine loi de Finances?

L’élaboration de propositions urgentes pour encourager les transactions bancaires numériques, en vue de leur intégration dans la loi de finances 2019, tel était l’objectif du séminaire sur “l’évolution du digital dans le Banking et les moyens de paiement”, organisé mardi, au siège de l’UTICA. 

Ce séminaire vise à offrir une plateforme d’échanges entre les divers acteurs économiques concernés par les moyens de paiements et les échanges monétiques pour débattre et convenir des actions à engager en termes de Decashing, mobile payment et Open Banking. 

Kais Sellami, président de la Fédération nationale des technologies de l’information et de la communication (TIC), relevant de l’UTICA, a précisé à l’ouverture du séminaire, que l’objectif de telles mesures, est de limiter l’utilisation de la liquidité bancaire, en vue de réduire les transactions, au marché noir.

Il s’agit d’élaborer des mesures susceptibles de développer l’utilisation de la carte bancaires et de généraliser son utilisation dans tous les espaces commerciaux et structures administratives publiques, d’autant que la carte bancaire est essentiellement, utilisée en Tunisie (à 85%) pour le retrait d’argent, alors que les autres opérations financières via internet, ne dépassent pas 15%.

L’objectif de ce séminaire est de rechercher les moyens de surmonter les obstacles au développement des transactions numériques, à la traîne en Tunisie, dont notamment la commission prélevée sur l’utilisation des cartes bancaires et l’absence de confiance du citoyen, dans les transactions numériques.

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