ALGÉRIE
27/03/2019 12h:29 CET

Le président de l’ONM revient à la charge: "Le FLN dépend du peuple et non d'intérêts conjoncturels"

Dans un communiqué publié mardi 26 mars, la puissante organisation nationale des moudjahidines (ONM), a appelé à faire preuve de vigilance en cette conjoncture sensible que traverse l’Algérie, et demande à ce que “la réhabilitation du FLN reste tributaire de la volonté de ses militants fidèles qui ont subi toutes formes de marginalisation et d’intimidation, d’autant que la place de ce parti sur la scène politique nationale est, incontestablement, tributaire de la volonté populaire et non de décisions dictées par des intérêts conjoncturels”.

“Le soulèvement populaire ne doit pas occulter le rôle de certains milieux douteux, à travers ce qui est communément appelé, mouches électroniques, utilisés pour porter atteinte à la sécurité et à la stabilité des peuples et leur exploitation aux fins d’orienter le cours des évènements au mieux de leurs intérêts”.

L’ONM réitère sa demande du 20 mars, dans laquelle elle demandait à ce que le FLN soit considérée  comme “une institution référentielle indépendante” lors d’une prochaine révision de la Constitution.

Pour l’ONM, l’appel de certains manifestants lors des marches populaires pour le départ du Front, pourrait être interprété comme étant “une concrétisation de la volonté des milieux coloniaux français qui veulent tourner la page de ce front vu ce qu’il représente pour nos générations montantes”.

La seule volonté des moudjahidine est de “faire la distinction entre le Front de libération nationale et le parti du Front de libération nationale qui a été exploité et vidé de ses militants fidèles et intègres pour ouvrir la voie aux opportunistes”, ajoute le communiqué.

Saïd Abadou le patron de l’ONM avait appelé le 23 mars à “mettre le FLN au musée”.