ALGÉRIE
12/08/2018 15h:04 CET | Actualisé 12/08/2018 17h:14 CET

Le premier sit in du mouvement Mouwatana empêché par la police

Répression du premier sit in de Mouwatana. Plusieurs arrestations parmi les membres du mouvement

Facebook/ Mouwatana

Des membres de la coordination de l’opposition baptisée Mouwatana née en juin dernier ont été empêchés de tenir leur premier sit-in ce matin à la Place des Martyrs.

Les membres de Mouwatana, rassemblés à la Place des Martyrs à Alger, ont tenté de susciter l’intérêt des Algériens en brandissant leurs pancartes et en amorçant une discussion avec les passants expliquant leur démarche et leur opposition au 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika. 

Une tentaive avortée par la police qui a intervenu rapidement. La présidente de l’Union pour le Changement et le progrès (UPC) et porte-parole de Mouwatana, Zoubida Assoul, le patron de Jil Jadid, Sofiane Djilali, le journaliste Saâd Bouakba, l’avocat Salah Debbouz et d’autres membres ont été très vite interpellés par les forces de sécurité.

Dans un communiqué parvenue à notre rédcation, Mouwatana s’élève contre “cette répression des libertés qui, théoriquement, sont inscrites dans la Constitution.” Cette interdiction, précise-t-on encore, “est le fait d’une instruction du wali d’Alger qui ne se réfère à aucune loi publique et de ce fait est illégale.”

S’indignant contre l’intrediction de son sit in, Mouwatana rappelle qu’au moment où “le pouvoir utilise tous les moyens de l’Etat, que le FLN et le RND sont couverts par les médias publics, utilisent les organisations de “masse”, l’université et tout le reste, l’opposition est interdite d’expression et de tout mouvement.”

Les Algériens, li-on encore dans le même communiqué, “connaissent aujourd’hui la vérité : Le Président est un homme absent, et seuls ceux qui profitent de cette situation pour des raisons de pouvoir et d’argent l’imposent à la nation !”

Le mouvement Mouwatana avait dénoncé dans un autre communiqué publié le 10 août un “coup d’État rampant”. Pour les membres de ce mouvement citoyen, l’entrée en campagne pour un 5e mandat du “gouvernement et les partis clients du pouvoir” est une “violation flagrante des lois républicaines et de la morale tout court” .

C’est pourquoi le mouvement avait annoncé son passage à l’action et le début d’une campagne de sensibilisation et de rencontres avec les citoyens pour faire echec à ce projet et “défendre de façon pacifique et résolu l’(honneur du pays”.  

Loading...