MAROC
19/12/2018 10h:57 CET

Le Premier ministre belge annonce la démission de son gouvernement

Le pacte de Marrakech a causé le départ de Charles Michel.

News18

POLITIQUE - Plongé dans une grave crise gouvernementale depuis près de 10 jours, suite à la sortie du parti nationaliste flamand (NV-A) de la coalition, refusant de donner son accord au pacte mondial sur les migrations de l’ONU adopté à Marrakech, le Premier ministre belge, Charles Michel, a présenté la démission de son gouvernement, le 18 décembre, rapporte l’agence Belga.  

Annoncée mardi soir, devant la chambre des Représentants, cette décision résonne comme un échec du Premier ministre de conduire une coalition minoritaire. Charles Michel s’est ensuite rendu au Palais de Laeken pour présenter sa démission au roi Philippe, qui tient sa “décision en suspens”.

Le roi des Belges avait nommé, le 9 décembre, de nouveaux ministres en remplacement des ministres et secrétaires d’État démissionnaires du parti nationaliste flamand (NVA), officialisant ainsi la réduction du gouvernement belge à une coalition minoritaire à trois partis, dite “Orange-bleue”, à six mois de la fin de la législature.

Lors d’une audition dans l’après midi, le chef de exécutif avait présenté devant le Parlement une feuille de route pour les six prochains mois, qui a été refusée par les députés.

Les socialistes s’apprêtaient à annoncer le dépôt d’une motion de méfiance, cosignée par les Verts, afin de donner 48 heures à Michel pour préciser ses intentions, considérée trop “vagues”. Ils n’en ont toutefois pas eu le temps. A la reprise de la séance plénière, peu avant 20h, le Premier ministre a demandé la parole et annoncé qu’il se rendait chez le Roi pour lui présenter la démission de son gouvernement.

“J’ai exprimé cet appel avec une profonde sincérité et une profonde conviction dans l’intérêt des citoyens. Je constate que cet appel n’a pas convaincu, n’a pas été entendu, à ce stade en tout cas”, a-t-il déclaré. 

Si des élections anticipées ne sont pas pour le moment à l’ordre du jour, cette situation plonge la Belgique dans une incertitude qui durera au moins jusqu’aux prochaines élections législatives prévues le 26 mai 2019.