MAROC
10/12/2018 18h:02 CET

Le PPS pour l'abolition de la peine de mort et l'égalité dans l'héritage

Pour "installer un climat politique et démocratique positif contribuant à l’apaisement”.

PPS.ma

DROITS DE L’HOMME - Sauter le pas. Après les associations, c’est au tour du PPS de demander l’abolition définitive et officielle de la peine de mort. Ce parti de la majorité gouvernementale appelle le Maroc à ratifier le protocole facultatif au pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels. Un appel lancé par le bureau politique du PPS en célébration de la journée internationale des droits de l’Homme, ce lundi 10 décembre. 

Le PPS estime que cette ratification relève d’“une nécessité”, dictée par la situation actuelle des choses. “Notre pays a arrêté concrètement la peine de mort depuis près d’un quart de siècle, pourquoi alors ce retard et cette hésitation à voter la résolution onusienne du moratoire d’arrêt de l’exécution de la peine de mort en attendant son abolition?” se demande le parti. 

 Le 19 décembre, à la 73ème session de l’assemblée nationale des Nations unies, le moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort sera de nouveau soumis au vote. Le Maroc s’est refusé durant les six dernières sessions à signer ce moratoire équivalent à une volonté d’abolir définitivement la page de la peine de mort.

Le PPS construit son plaidoyer pour le vote positif du Maroc sur la base des principes constitutionnels faisant de l’homme et sa dignité une valeur suprême. Dans son communiqué, le parti du Livre lie cette adhésion à la volonté de “cultiver la démocratie” et “l’esprit humain” dans une société où équité rime avec dignité et liberté.

Et dans cette société, faisant des droits de l’homme une référence à toute démarche, le PPS estime que l’équité entre les sexes doit se traduire à tous les niveaux, dont l’héritage et l’accès des femmes à des postes de décision.

Autre principe soutenu par le parti: la liberté d’expression. Pour lui, la presse et les manifestations des citoyens en sont la pratique courante qu’il faut respecter. Et d’estimer que la culture des protestations au Maroc respecte “un esprit à la fois civilisé et consciencieux”. Qu’elles soient organisées ou spontanées, “elles sont basées sur le pacifisme et la non-violence”, estime le parti.

Aussi, le PPS revendique-t-il “la libération des détenus suite aux manifestations et à l’exercice de la presse” appelant la justice à réviser ses condamnations pour “donner un nouveau souffle qui permettrait au Maroc d’installer un climat politique et démocratique positif contribuant à l’apaisement”. Un objectif qui passe, pour le PPS, par une justice indépendante qui pourrait trouver des alternatives pour faire respecter les principes des droits de l’homme. 

S’il y a un effort à faire, aux yeux du parti du Livre, c’est bien celui de “l’écoute et du dialogue” afin de “comprendre toutes les expressions sociales”.