MAROC
13/06/2018 16h:14 CET

Le PPS insatisfait du traitement du boycott par le gouvernement

Gouvernement dont le PPS fait partie.

PPS/Facebook
Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS.

PARTIS - Il affiche son mécontentement. Le PPS, pourtant parti de la majorité, estime que le gouvernement manque “d’audace” et de “sérieux” dans le traitement de la situation sociale actuelle et plus précisément le boycott. Dans un communiqué que le bureau politique du parti du Livre a publié, ce mercredi 13 juin, au sujet de sa réunion tenue la veille, il exprime son “inquiétude”, affirmant que “nous sommes face à une vraie confusion”.

Le bureau politique du PPS dresse ce constat suite à son évaluation du traitement accordé au boycott à travers l’activité gouvernementale, le rendement parlementaire et le travail des partis formant la majorité. A la place des solutions, ce sont “les spéculations” et “les réactions personnelles” qui ont aggravé la situation, estime-t-il. Et de préciser que “les composantes de la majorité sont appelées à assumer leur responsabilité”.

Le PPS recommande ainsi au gouvernement et à sa majorité (dont il précise son appartenance) de “renforcer la présence politique et la communication auprès des citoyennes et citoyens”. Il appelle également le gouvernement à traiter l’impact du boycott sur les petits agriculteurs et les employés par un suivi et des mesures concrètes.

Le PPS n’est pas le seul à avoir été critique à l’égard du gouvernement. Le RNI aussi reproche au gouvernement, dont il fait partie, de ne pas agir convenablement face à la crise. Dans son communiqué publié mardi dernier, le RNI précise qu’il est essentiel, pour traiter la situation actuelle, de procéder à “la révision de la méthode de travail pour instaurer un climat de confiance entre les composantes de la majorité”. 

Le 21 février dernier, une charte de la majorité a été signée par les partis qui la forment: le PJD, le RNI, le PPS, l’UC, le MP et l’USFP. Cette charte porte sur quatre fondamentaux: la participation dans l’action, l’efficacité dans la réalisation, la transparence dans la gestion et la solidarité. Le 29 mai dernier, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani avait réuni les secrétaires généraux chez lui pour un iftar convivial qui devait servir d’occasion de se concerter sur un certain nombre de sujets. Apparemment, la majorité peine à y arriver. 

   LIRE AUSSI: