ALGÉRIE
11/05/2019 13h:19 CET | Actualisé 11/05/2019 13h:22 CET

Le pouvoir hausse le ton contre ceux qui s'opposent à l'élection du 4 juillet

Ghada Hamrouche pour le HuffPost Algérie

Le pouvoir n’entend pas laisser les Algériens de ce qu’ils veulent entendre ou pas. Dans son éditorial intitulé “Garanties” publié ce 10 mai, le quotidien gouvernemental El Moudjahid dévoile l’intention des tenants du pouvoir de passer à l’acte contre ceux qui appellent à la non tenue des élections prévues pour le 4 juillet prochain.

Selon El Moudjahid, le gouvernement s’apprête à “mettre hors d’état de nuire tous ceux et toutes celles qui entravent l’aboutissement du processus légal, passant nécessairement par la tenue d’une présidentielle”. Sous le sceau de “la moralisation de la vie publique”, l’éditorialiste du journal gouvernemental n’hésite pas à mettre côte à côte ceux qui appellent à la non tenue de l’élection et les personnes poursuivies pour dilapidation des deniers publics. 
”À l’heure actuelle, figure aussi, dans l’agenda du gouvernement, un certain nombre de dossiers susceptibles de moraliser la vie politique. C’est le cas pour la poursuite de la lutte contre la corruption et la dilapidation de deniers publics ou encore la quête de mettre hors d’état de nuire tous ceux et toutes celles qui entravent l’aboutissement du processus légal, passant nécessairement par la tenue d’une présidentielle”, écrit encore El Moudjahid.

S’érigeant en avocat du Gouvernement Bedoui, le journal soutient que le “suivi du dossier des élections est permanent, et le Premier ministre a même présenté un exposé exhaustif sur les préparatifs en cours, après la clôture de l’opération de révision des listes électorales et la poursuite du retrait des formulaires de candidature. Autant d’actions visant à adopter les mécanismes nécessaires pour le bon déroulement de cet important rendez-vous, dont l’échéance est prévue conformément aux dispositions constitutionnelles”.

L’edito de El Moudjahid rappelle enfin les vertus du dialogue prôné par le contesté chef d’Etat Abdelkader Bensalah dans son discours du 6 mai dernier.