TUNISIE
21/06/2019 14h:42 CET | Actualisé 21/06/2019 14h:46 CET

Le poète tunisien Tahar Bekri, parmi les lauréats du Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature de l'Académie française

Ses oeuvres sont des références, traduites en plusieurs langues et font l’objet de travaux universitaires

Facebook/Tahar Bekri

Le poète tunisien Tahar Bekri, fait partie des lauréats du prix du Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature de l’Académie française, a annoncé l’Académie.

Il rejoint ainsi une longue liste d’éminentes personnalités qui ont remporté ce prix créé en 1960 à l’instar du sociologue marocain Mohamed Benchekroun, de l’écrivain suisse Marcel Raymond, ou encore du poète libanais Edouard Azouri, et rejoint également Abdelaziz Kacem, poète et essayiste tunisien lauréat du prix en 1998.

Parmi les lauréats cette année, se trouvent aux côtés de Tahar Bekri: la réalisatrice française Nurith Aviv, l’écrivaine francophone argentine Silvia Baron Supervielle, la fondatrice des éditions Alexandrines Marie-Noëlle Craissati et le professeur québécois Géral  Larose.

Né à Gabès en 1951, Tahar Bekri vit à Paris depuis 1976. Poète bilingue (en arabe et en français) ses oeuvres sont des références, traduites en plusieurs langues et font l’objet de travaux universitaires. Également maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre, “son œuvre, marquée par l’exil et l’errance, évoque des traversées de temps et d’espaces continuellement réinventés. Parole intérieure, elle est enracinée dans la mémoire, en quête d’horizons nouveaux, à la croisée de la tradition et de la modernité. Elle se veut avant tout chant fraternel, terre sans frontières” indique son site internet.

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Tahar Bekri, itinéraire d’un poète

Lauréat du Prix international de littérature francophone Benjamin Fondane en 2018,  engagé et humaniste, le poète est monté au créneau pour dénoncer les guerres, l’asservissement des humains au nom des dogmes ethniques ou religieux.

“La poésie a toujours été pour moi une leçon d’humanité. Sa beauté réside dans sa générosité, dans son refus de la laideur, de la haine, de la raison arbitraire.Comment un cœur de poète peut-il accepter tant de violence, tant d’injustice?”, écrit Bekri. 

 

“Il aime créer des images qui évoquent et non expliquent, qui font allusion et non qui donnent des leçons, qui posent des questions et non qui répondent. 
Son œuvre, marquée par l’exil et l’errance, évoque des traversées de temps et d’espaces continuellement réinventés. Parole intérieure, elle est enracinée dans la mémoire, en quête d’horizons nouveaux, à la croisée de la tradition et de la modernité. Elle se veut avant tout chant fraternel, terre sans frontières”, c’est ainsi que le décrit la critique. 

Le poète tunisien a écrit une trentaine d’œuvres, la dernière étant “Désert au Crépuscule”, parue en 2018.

Le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature de l’Académie française est accordé à des personnalités françaises ou étrangères ayant rendu à la langue et aux lettres des services particuliers.

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