ALGÉRIE
21/05/2018 12h:08 CET

Le pétrole touche les 80 dollars

Les prix restent proches de leurs plus hauts en trois ans et demi.

Kai Pfaffenbach / Reuters

Les prix du pétrole montaient lundi en cours d’échanges européens après que le baril de Brent a brièvement touché les 80 dollars la semaine dernière, alors que persistent des inquiétudes sur l’offre, notamment au Venezuela et en Iran.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 78,66 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 15 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour juin prenait 22 cents à 71,50 dollars.

“Les pressions à la hausse sur les prix sont restées au premier plan, du fait d’une foule d’éléments autour de l’offre”, a fait valoir Stephen Brennock, analyste pour PVM.

Le baril de Brent a touché la semaine dernière le seuil symbolique des 80 dollars et les prix restent proches de leurs plus hauts en trois ans et demi.

Selon Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group, le “simulacre” d’élection au Venezuela “pourrait ouvrir la porte à des sanctions américaines visant l’industrie pétrolière”, déjà en grande difficulté du fait de la crise politique et économique.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ainsi été réélu dimanche jusqu’en 2025, lors d’un scrutin critiqué par la communauté internationale et déclaré illégitime par ses opposants.

La situation en Iran, avec la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire et le retour des sanctions, continue de jouer également, alors que Total a annoncé la semaine qu’il se retirerait d’un projet gazier s’il n’obtenait pas de dérogation des autorités américaines.

Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères a en outre estimé que les engagements de l’Union européenne pour sauver l’accord nucléaire étaient à ce stade insuffisants.

Enfin, “les difficultés des pipelines nigérians ont rejoint les coupes menées par l’Opep (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, engagée depuis 2016 dans un accord de réduction de l’offre) et le plongeon de la production vénézuélienne, dans les facteurs” explicatifs de la hausse des prix, a ajouté M. Brennock.

Le Nigeria a annoncé ce week-end le déploiement de drones pour protéger les installations pétrolières du vandalisme et des kidnappings dans la région du delta du Niger.

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