ALGÉRIE
27/07/2018 12h:33 CET

Le pétrole recule un peu, dans un marché stoïque

Certains analystes s’étonnaient de voir le manque de réaction du marché du pétrole à l’arrêt des exportations saoudiennes par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb

Brendan McDermid / Reuters

Les prix du pétrole reculaient légèrement vendredi en cours d’échanges européens, perdant une petite partie de leurs gains de la semaine dans un marché prudent, malgré un risque géopolitique accru.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 74,39 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 15 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour la même échéance cédait 26 cents à 69,35 dollars.

Certains analystes s’étonnaient de voir le manque de réaction du marché du pétrole à l’arrêt des exportations saoudiennes par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb.

“Un bloquage de Bab al-Mandeb arrêterait pratiquement les échanges pétroliers par le canal de Suez”, a commenté Sukrit Vijayakar, analyste chez Trifecta Consultants.

“Si les perturbations continuent, l’offre dans la Méditerranée et outre-Atlantique va s’en ressentir, et le prix du Brent devrait grimper”, ont estimé les analystes de Commerzbank.

Par ailleurs, la Russie, un des trois plus grands producteurs mondiaux avec l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, a affirmé avoir augmenté sa production en juillet, alors que l’accord qui lui fixait un objectif de production a été assoupli lors de la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, a cherché à rassurer les marchés, dont la volatilité a été exacerbée après l’assouplissement de l’accord et la hausse de la production saoudienne.

Interrogé sur la possibilité d’une nouvelle hausse de production de l’Opep et ses alliés, le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak a répondu que “tout peut être discuté” : “En septembre nous verrons comment seront équilibrés la production et la consommation en prenant en compte des facteurs comme la Libye et la production d’autres pays”, a-t-il expliqué, cité par les agences russes.

Loading...
Loading...