ALGÉRIE
27/09/2018 11h:32 CET

Le pétrole rebondit, les craintes sur l'offre persistent

Heinz-Peter Bader / Reuters

Les prix du pétrole effaçaient jeudi en cours d’échanges européens leurs pertes de la veille, s’approchant à nouveau du plus haut en quatre ans pour le Brent, dans un marché toujours inquiet de voir un manque d’offre mondiale.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 81,86 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 52 cents par rapport à la clôture de mercredi.

 

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour la même échéance progressait de 74 cents à 72,31 dollars.

La hausse hebdomadaire des stocks américains, qui avait provoqué la baisse des prix du brut mercredi, a vite été reléguée à l’arrière-plan alors que le secrétaire américain à l’Energie Rick Perry a affirmé devant la presse que le pays n’envisageait pas d’utiliser ses réserves stratégiques.

“Nous estimions qu’il y avait de bonnes raisons d’espérer que les Etats-Unis utiliseraient (ces stocks) puisque l’Opep traîne les pieds pour compenser la perte de l’offre iranienne”, a commenté Olivier Jakob, analyste chez PetroMatrix.

Les prix de l’or noir grimpent en effet alors que le marché peine à voir d’où pourraient provenir les barils qui compenseront les sanctions de Washington sur les exportations iraniennes, censées entrer en vigueur début novembre.

“Il ne faut pas oublier que les sanctions vont être appliquées deux jours avant les élections législatives aux Etats-Unis”, ont rappelé les analystes de Commerzbank, qui notent que les prix de l’essence sont également à leur plus haut en quatre ans.

Dans ce contexte incertain, les analystes commencent à s’inquiéter des conséquences potentielles d’une brusque hausse des prix.

“A huit reprises sur les 30 dernières années, les cours du brut ont gagné plus de 80% en moins d’un an”, ont noté les analystes de BNY Mellon Markets, qui soulignent cependant que “dans six de ces cas, le dollar s’affaiblissait”, alors que le billet vert se renforce actuellement.