ALGÉRIE
04/12/2018 13h:06 CET | Actualisé 04/12/2018 15h:01 CET

Le pétrole poursuit sa hausse en amont du sommet de l'Opep

Bloomberg via Getty Images

Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse mardi en cours d’échanges européens, dopés par les espoirs que le sommet de l’Opep et de ses partenaires, qui a lieu jeudi et vendredi, se conclue par une baisse de la production.

Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 62,90 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,21 dollar par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour janvier gagnait 1,05 dollar à 54,00 dollars.

Au lendemain d’une forte hausse, “le pétrole accroît ses gains avec les espoirs d’une baisse de l’offre”, a résumé Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

Alors que les délégués de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires vont se réunir en fin de semaine à Vienne, “les investisseurs sont de plus en plus certains que l’Arabie saoudite et la Russie vont réduire substantiellement l’offre afin de tenter de maitriser la surabondance” d’or noir, a poursuivi M. Lawler.

Le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) ont déjà annoncé lors du G20 qu’ils renouvelleraient l’accord de limitation de la production en 2019, alors que les prix du pétrole ont perdu plus de 22% en novembre, la pire baisse mensuelle depuis 2008.

Mais mardi, le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh a estimé qu’il était “prématuré” d’affirmer que le groupe s’accordera sur une baisse de la production à l’issue des réunions plénières qui se tiendront jeudi et vendredi, faisant légèrement s’infléchir les prix du pétrole.

Autre élément qui a contribué au rebond des cours au début de la semaine: la trêve conclue ce week-end en marge du G20 par les Etats-Unis et la Chine concernant la guerre commerciale qu’ils se livrent.

Cet apaisement des tensions a “calmé les sentiments du marché, alors que les investisseurs se sont rassurés quant à la perspective d’une baisse de la demande de pétrole”, a expliqué Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures.

Une escalade des tensions, qui reste possible après les 90 jours de trêve, pourrait avoir des conséquences négatives sur la croissance mondiale et donc sur la demande d’or noir.