MAROC
06/02/2019 17h:17 CET

Le pape François à propos de sa visite au Maroc: "Ce sera un voyage agréable"

Le chef de l’Église catholique a rappelé qu'il marchera sur les traces de Jean-Paul II, le seul pape à s'être rendu au Maroc.

ASSOCIATED PRESS

RELIGION - Ce 5 février, lors de son trajet retour des Émirats arabes unis où il a, entre autres, tenu une messe géante en plein air, le pape François a répondu aux questions des journalistes présents dans l’avion. Des sujets aussi divers que les abus sexuels, le dialogue inter-religieux ou encore l’athéisme ont été abordés. Le pape a également été interrogé sur le choix de ses interlocuteurs en islam. L’occasion de revenir sur son prochain voyage au Maroc, prévu les 30 et 31 mars.

Le chef suprême de l’Église catholique a mis en avant le hasard de la proximité de ses deux voyages inter-religieux aux Émirats arabes unis et au Maroc. “Je voulais aller à Marrakech - à la Conférence des Nations Unies sur les migrations ndlr - mais il y a eu des difficultés protocolaires et je ne pouvais pas aller à une réunion internationale sans avoir au préalable visité le pays”, raconte le pape, dont les propos ont été rapportés par Aciprensa. Le secrétaire d’État du Vatican, Pietro Parolin, s’est alors rendu à Marrakech à sa place en décembre dernier. Et sa visite au Maroc a été reportée juste après celle du pays du Golfe. “C’est une question diplomatique, de politesse. Mais ce n’est pas une chose planifiée”, a-t-il ajouté.

Le pape François a également rappelé qu’en venant au royaume, il marchera “sur les traces de Saint Jean-Paul II, qui a été le premier à s’y rendre”. Le pape Jean-Paul II avait été invité au Maroc en août 1985 par le roi Hassan II. “La rencontre avec près de 80.000 jeunes musulmans à Casablanca avait été l’un des moments forts de ce voyage apostolique”, rappelait Vatican News en novembre dernier. Cette fois, “ce sera un voyage très agréable”, a confié son successeur qui se rendra à Rabat et Casablanca.

Le pape a également confié aux journalistes qu’il avait reçu des invitations d’autres pays arabes. “Mais il n’y a pas le temps cette année. On verra l’année prochaine, moi ou le prochain Pierre (le nom donné au pape en référence à Saint Pierre, ndlr), quelqu’un ira”, a-t-il conclu.