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18/08/2018 13h:20 CET | Actualisé 18/08/2018 13h:20 CET

Le mouton dans la baignoire

Izimer, l’agneau ou le mouton est l’une des images affectives avec ses relents religieux qui ont forgé nos liens communautaires qui cimentent nos différentes appartenances

Mohamed Abd El Ghany / Reuters

Il serait illusoire de penser que l’on puisse quoi que ce soit contre l’atavisme des symptômes de la fièvre du mouton chez nous.

En plus que nous véhiculons les germes de la “maladie” dans nos gènes, il y a des facteurs aggravants comme l’appât du gain que la fête de l’Aïd El Kebir réveille annuellement chez différents opportunistes qui innondent nos villes de troupeaux d’ovins.

Le mouton est là et il est partout. Le fait qu’il soit là ça destresse. Un antidote à la crainte de la rareté qui inquiéte forcément le commun des moumnins.

“Ila lmal” ou “kayen lmal” la “richesse est là”, ça rassure et que pour cela uniquement il se répande une liesse qu’aucun autre événement ne peut engendrer. Et ce n’est surtout pas l’odeur forte ni les bottes d’avoine qui envahissent nos terrains vagues qui les dérangeraient. Bien au contraire.Nos grands parents, nos parents aimaient ça.

En dehors de l’Aïd, le mouton qu’on offrait à l’occasion d’un mariage, d’une circoncision ou d’un moussem se transportait à dos de mule. 
Izimer, l’agneau ou le mouton est l’une des images affectives avec ses relents religieux qui ont forgé nos liens communautaires qui cimentent nos différentes appartenances.

Tout ce qui peut s’écrire en occultant cela n’est que masturbation d’esprit éjaculant un foutre juste bon à fertiliser des fantasmes idiots.

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