TUNISIE
08/04/2019 15h:13 CET

Le ministre des Finances dément toute hausse des prix des produits subventionnés

Selon le journal “Al Moussawar” en date du 8 avril, le gouvernement étudierait la possibilité d’augmenter les prix de cinq produits de base, à savoir, le lait, le pain l’eau, les oeufs et le sel.

AFP Contributor via Getty Images

Alors que des rumeurs enflent sur la possibilité d’augmenter les prix des produits subventionnés, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum a catégoriquement démenti une telle intention du gouvernement.

En marge d’un colloque tenu à Tunis, le ministre a affirmé qu’il “n’y aura aucune augmentation des prix des produits subventionnés” ajoutant que “la hausse des prix des carburants n’impactera pas ces produits”.

Selon le journal “Al Moussawar” en date du 8 avril, le gouvernement étudierait la possibilité d’augmenter les prix de cinq produits de base, à savoir, le lait, le pain l’eau, les oeufs et le sel.

La même source affirme que cette hausse qui risque d’être “substantielle et qui toucherait le pouvoir d’achat” des citoyens, laisserait le gouvernement se tâter.

Contacté par le HuffPost Tunisie, une source à la présidence du gouvernement affirme que le gouvernement a commandé plusieurs études à ce sujet afin de voir la faisabilité sur le “rééchelonnement des subventions afin de soulager les caisses de l’État”. Cependant, ces études ont été faites à “des fins prospectives et analytiques et en aucun cas à des fins décisionnelles”, niant ainsi toute volonté du gouvernement “d’augmenter les prix sur les produits de base”.

En novembre 2017, face aux députés, le ministre du Commerce Omar Béhi avait annoncé que le gouvernement n’a pas l’intention de renoncer à la politique des subventions. Il avait affirmé que de nouvelles réformes des subventions seront apportées afin de réguler les défaillances et améliorer leur efficacité. “Nous visons à les rationaliser” a-t-il martelé en tenant à préciser que les prix des produits de base sont gelés depuis 2007.

Selon l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES), ces subventions profiteraient aux ménages les plus riches. En effet, les ménages pauvres, qui représentent 15,5% de la population tunisienne, ne reçoivent que 12,2% des subventions.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.