TUNISIE
24/03/2018 12h:30 CET

Le ministre de la Santé Imed Hammami déplore "des dizaines" de cas de corruption au ministère de la Santé

“Il existe au moins autre grandes affaires de corruption."

facebook/Imed hammami

Le ministre de la Santé publique Imed Hammami a affirmé samedi en marge d’une visite surprise à un dépôt de médicaments au Bardo que son ministère souffrait de nombreux cas de corruption.

“Il existe au moins autre grandes affaires de corruption. Il y en a également de nombreuses autres qui se comptent par dizaine” a-t-il affirmé.

Selon lui, il y a de la contrebande effectuée vers des pays voisins mais aussi une utilisation inadaptée de médicaments périmés: “Il y a également des vols au sein des dispensaires et des hôpitaux de la part d’agents de santé” a-t-il déploré.

“Nous sommes en train de travailler dessus” a assuré Imed Hammami ajoutant avoir transféré les dossiers à la justice “qui est seule apte à prendre les décisions” a-t-il expliqué.

En novembre 2017, une étude du FTDES avait pointé du doigt le fléau de la corruption au niveau du secteur de la santé, un fléau qui “entraine des catastrophes” selon Moncef Bel Haj Yahia, président de l’Association Tunisienne de Défense du Droit à la Santé.

Parmi ces catastrophes, il avait pointé du doigt l’indisponibilité de certains médicaments -censés être gratuits- dans les hôpitaux publics, ce qui pousse les citoyens à les acheter dans les pharmacies: “L’accès aux médicaments essentiels est gravement affecté par l’insuffisance du financement des structures publiques et par la corruption”, fustige-t-il.

Ancien ministre de la Santé, Said Aïdi avait affirmé que le secteur de la médecine en Tunisie est entre les mains “de mafias”. “On parle de secteur public et de secteur privé, mais ce que l’on constate maintenant, c’est que c’est la mafia qui est en train de contrôler le secteur de la santé en Tunisie” avait-il affirmé.

Ce n’était pas la première fois que l’ancien ministre de la Santé parle de “mafias” au sein du secteur de la Santé. Le 31 octobre 2016, invité sur la chaine El Hiwar Ettounsi, il avait tenu des propos semblables.

 

Interrogé sur les scandales qui ont éclaté à son époque – les dossiers des stents et les anesthésiants périmés – Saïd Aïdi avait assuré avoir subi des pressions – qui auraient même été adressées à sa propre famille – de la part de ceux qu’il a qualifiés de mafias exerçant dans le secteur en question.

Son successeur, Samira Meraï lui avait répondu le lendemain niant l’existence de “mafias” mais évoquant d’une grande corruption implantée un peu partout dans ledit secteur.

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