TUNISIE
08/10/2018 12h:51 CET

Le ministère public ordonne de nouvelles enquêtes suite aux documents présentés par le comité de défense de Belaid et Brahmi

Sliti a expliqué que le ministère public avait confié le dossier à un juge d’instruction du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Anis Mili / Reuters

Le ministère Public au Tribunal de première instance de Tunis a ordonné d’effectuer les investigations nécessaires suite aux récentes déclarations du comité de défense de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi lors de la conférence de presse tenue le 2 octobre courant, a indiqué lundi le porte-parole du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme Sofien Sliti.

Sliti a expliqué que le ministère public avait confié le dossier à un juge d’instruction du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Le comité de défense de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi a tenu, mardi, une conférence de presse, durant laquelle il est revenu sur les circonstances de l’assassinat des deux militants de gauche, sous le thème: “L’organisation spéciale du mouvement Ennahdha après la révolution et sa relation avec les assassinats politiques: Des vérités révélées pour la première fois”.

Pointant du doigt le rôle joué par Ennahdha dans ces assassinats et présentant de nombreux document, le comité de défense a mis en exergue l’implication de Mustapha Khedher, un militant d’Ennahdha, chez qui plusieurs documents relatifs à ces affaires auraient été retrouvés chez lui.

Le comité de défense a également affirmé qu’un appareil sécuritaire propre à Ennahdha a été mis en place par celle-ci, chargé d’espionner plusieurs personnalités politiques tunisiennes mais également des ambassades étrangères.

Enfin, Ridha Raddaoui, avocat et membre du comité a expliqué qu’il existe une “chambre noire”, inaccessible, au sein du ministère de l’Intérieur qui contiendrait des documents dangereux et pouvant faire la lumière sur ces assassinats: “Le directeur des archives à l’époque nous avait refusé l’accès (...) tout comme ses successeurs” a-t-il regretté. 

Samedi, plusieurs enregistrements audio non datés -mais vraisemblablement enregistrée sous le gouvernement de la Troïka-, qui auraient été retrouvés en possession de Mustapha Khedher, ont fuité sur les réseaux sociaux.

Ces enregistrements mettent en exergue l’espionnage sur des citoyens -notamment un conducteur de taxi- qui seraient contre le parti Ennahdha mais également l’infiltration au sein du pouvoir judiciaire ainsi que dans d’autres institutions étatiques.

 

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