MAROC
25/09/2018 10h:58 CET

Le ministère des Habous et des affaires islamiques garde un oeil sur les comptes Facebook des imams

Le ministère demande une liste des préposés religieux disposant de comptes sur les réseaux sociaux.

ABDELHAK SENNA via Getty Images
Des imams marocains manifestent à Rabat le 21 juin 2011 contre leurs conditions de vie.

RÉSEAUX SOCIAUX - Prédication religieuse et présence sur les réseaux sociaux ne sont pas incompatibles, tant que le discours diffusé sur la Toile ne va pas à l’encontre de celui tenu dans les mosquées, rappelle le ministère des Habous et des affaires islamiques dans une mise au point publiée lundi 24 septembre.

“La mission des oulémas, imams et prédicateurs a été et restera de communiquer avec les citoyens”, indique le département de Ahmed Toufiq dans cette mise au point diffusée par la MAP, et “la technologie est un atout majeur lorsqu’elle est utilisée à bon escient, dans le respect des constantes de la Nation et conformément aux dispositions des textes juridiques qui régissent la fonction des oulémas et imams et conformément au guide de l’imam et du prédicateur”, ajoute-t-il.

“Tout ce que publient les oulémas et imams (...) dans le sens d’expliquer ou de faire comprendre les préceptes de la religion mérite tous les encouragements de l’institution religieuse, mais toute publication incompatible avec ces constantes et engagements sera notifiée par l’institution religieuse sans pour autant donner lieu à une quelconque mesure, sauf lorsque l’infraction persiste et que le discours est contraire à celui tenu à l’intérieur de la mosquée par la même personne”, souligne le ministère.

Cette mise au point fait suite à l’envoi, lundi 24 septembre par le Secrétaire général du ministère, Moha Ouamane, d’une circulaire adressée à 82 délégués régionaux des affaires islamiques et conseils locaux, ainsi qu’au Conseil supérieur des oulémas.

DR

Ces derniers sont appelés à répertorier les imams, oulémas et prédicateurs religieux disposant de pages ou de comptes sur les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Twitter et Google+. La liste doit être envoyée avant la fin du mois d’octobre à la direction des affaires administratives et de la coopération du ministère.