MAROC
10/05/2019 11h:46 CET

Le ministère de l'Agriculture fait le point sur l'augmentation du prix de l'oignon

Question de saison, de production et de demande.

Bibica via Getty Images
Photo d'illustration

HAUSSE DE PRIX - Depuis le début du ramadan, ce 7 mai, de nombreux Marocains se sont plaints de la flambée du prix des oignons. Jeudi 9 mai, le chef du gouvernement Saad-Eddine El Othmani abordait la question, assurant que les prix retourneraient à la normale rapidement. Aujourd’hui, le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts apporte des précisions sur la situation.

“Plusieurs facteurs combinés sont à l’origine de la tension sur les prix”, assure un communiqué du ministère. Pour l’oignon d’hiver (oignon vert), c’est la production, impactée par les fortes pluies de janvier et février qui a joué sur les prix. “Durant cette période, les conditions climatiques défavorables ayant sévi (...) notamment dans la Chaouia et Doukkala et dans une moindre mesure dans le Saiss et Zaer ont été à l’origine d’une baisse de près de 33% de la production”, ajoute le communiqué.

Après la production, le deuxième facteur est la saison. L’oignon vert arrive vers la fin de sa commercialisation (fin du mois de mai) tandis que l’oignon sec a terminé sa campagne de commercialisation en avril et débute même sa phase nouvelle de récolte. C’est ce qui entraîne un déséquilibre entre l’offre et la demande et qui a exercé une tension sur les prix qui affichent actuellement des niveaux de 5 à 6 DH/Kg pour l’oignon frais soit une hausse de 50% par rapport à 2018, indique le ministère. L’oignon sec connaît une hausse encore plus importante puisqu’il arrive en fin de stocks. Les prix retourneront dans la normale avec la nouvelle saison et la fin du ramadan.

Le prix des tomates a également connu une hausse mais devraient revenir à la normale plus rapidement que l’oignon. “La récolte dans la zone côtière de Safi à Mohammedia qui est la plus grande zone de production de tomate de saison est à ses débuts (récolte sélective). Aussi, la pleine entrée en production, prévue dans une semaine, va radicalement changer la situation du marché”, souligne le ministère.