MAROC
19/02/2019 12h:32 CET

Le ministère de la Santé lance la première enquête sur les hépatites virales B et C au Maroc

L'OMS estime la prévalence de l’hépatite B à 2% chez la population générale et 1,2% pour l’hépatite C.

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SANTÉ - Une première dans le royaume. Le ministère de la Santé lance, entre les mois de février et avril, la première enquête nationale de séroprévalence sur les hépatites virales B et C. Les personnes atteintes de la maladie seront prises en charge par le ministère.

Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime la prévalence de l’hépatite B à 2% chez la population générale et 1,2% pour l’hépatite C, aucune étude sérologique n’a été réalisée au Maroc pour estimer l’ampleur réelle du problème lié à ces infections, indique le ministère de la Santé dans un communiqué.

Ce dernier annonce ainsi le lancement d’une enquête, avec le soutien de l’OMS, de l’Unicef et des autorités locales, afin de préciser la séroprévalence des hépatites virales chez la population marocaine âgée de cinq ans et plus. L’enquête fournira, à son terme, “des données épidémiologiques fiables sur les hépatites virales au Maroc”, souligne le département de Anass Doukkali.

17 équipes d’enquêteurs du ministère interrogeront un échantillon de 13.500 participants appartenant à 4.575 ménages, répartis dans toutes les régions du royaume, précise la même source.

“Des prélèvements sanguins seront réalisés en plus du renseignement d’un questionnaire sur les connaissances de la population et les habitudes de vie pouvant constituer un risque pour transmettre ces infections”, ajoute le ministère. “À l’issue de cette enquête, les résultats des prélèvements seront transmis aux participants et la prise en charge sera assurée, pour les cas positifs, au niveau des structures du ministère de la santé”.

Selon les estimations de l’OMS, en 2017, environ 257 millions de personnes dans le monde vivaient avec une hépatite virale B chronique et 71 millions avec une hépatite virale C chronique, rappelle le ministère. En 2015, 1,34 million de personnes sont décédées à causes des hépatites virales.

Autre fait préoccupant: la plupart des personnes contaminées ne le savent pas. “Elles sont, néanmoins, exposées à un risque élevé de développer une complication grave du foie, à savoir la cirrhose et le cancer du foie et peuvent transmettre sans le savoir l’infection à autrui”, souligne le ministère.

Les hépatites B et C sont des infections virales du foie, qui peuvent se transmettre par contact avec du sang ou des objets contaminés, ou lors de rapports sexuels, notamment pour l’hépatite B. Des traitements antiviraux peuvent permettre d’en guérir.