MAROC
06/11/2018 17h:27 CET

Le militant palestinien dont la photo avec un drapeau a fait le tour du monde a été blessé par l'armée israélienne

"Si je meurs, je veux être enroulé dans ce drapeau", avait-il confié à Al Jazeera.

Anadolu Agency via Getty Images

INTERNATIONAL - Sa photo avait fait le tour du monde. Devenu un symbole de la lutte contre l’occupation israélienne, le militant palestinien Aed Abu Amro a été blessé lundi 5 novembre par l’armée israélienne.

Selon plusieurs sources médiatiques et activistes palestiniens, le jeune homme de 22 ans, photographié fin octobre un drapeau à la main par un reporter de l’agence de presse turque Anadolu, fait partie des Palestiniens blessés par Tsahal lors d’une manifestation organisée lundi à Gaza.

“Aujourd’hui, les forces israéliennes ont blessé Aed Abu Amro qui est devenu une icône de la liberté palestinienne après qu’une photo de lui soulevant le drapeau palestinien est devenue virale. Sa photo a été comparée à un célèbre tableau de la révolution française (“La Liberté guidant le peuple” de Eugène Delacroix, ndlr)”.

Selon l’agence de presse Getty, qui a publié lundi 5 novembre plusieurs photos du militant blessé, ce dernier participait à la 15ème manifestation pour rompre le blocus de Gaza par voie maritime imposé par Israël, près de la frontière de la côte nord dans la ville de Gaza.

Anadolu Agency via Getty Images

“Aed Abu Amro, de la photo iconique, fait partie des 21 Palestiniens blessés par les snipers israéliens aujourd’hui à Gaza, alors qu’ils participaient à une manifestation en soutien à un navire palestinien de la liberté qui avait mis les voiles contre le blocus naval israélien”.

Interrogé il y a dix jours par Al Jazeera après la publication de la photo avec le drapeau, le jeune homme s’était dit surpris de la viralité de celle-ci, prise par le journaliste de l’agence de presse turque Mustafa Hassona. “Je ne vais pas à des manifestations pour me faire prendre en photo, mais cela m’encourage à continuer de manifester”, avait-il déclaré, précisant qu’il manifeste toutes les semaines, et toujours accompagné de son drapeau.

“Mes amis se moquent de moi, me disent que ce serait plus facile de jeter des pierres sans mon drapeau à la main, mais je m’y suis habitué (...) Si je meurs, je veux être enroulé dans ce drapeau. Nous réclamons notre droit au retour, et manifestons pour notre dignité et celle des générations à venir”, avait-il ajouté.