17/10/2018 12h:37 CET | Actualisé 17/10/2018 12h:37 CET

Le Maroc et la Chine responsables de la chute en bourse de Danone ce troisième trimestre

Les effets du boycott se feront toujours sentir au deuxième semestre, selon Danone.

FADEL SENNA via Getty Images

ÉCONOMIE - Si Danone a vu sa croissance augmenter ce troisième trimestre, à périmètre et taux de change constants, le groupe français annonce, ce mercredi, son titre chuter en bourse. Une partie de son chiffre d’affaires a été fortement pénalisé par le Maroc, où le phénomène de boycott se fait toujours ressentir et par la Chine où la crise de la natalité pèse sur les ventes de lait infantile.

Au Maroc, qui représente 2% des ventes globales de Danone, le chiffre d’affaire a baissé de 35%, selon les résultats publiés par le groupe. En effet, la division “produits laitiers et d’origine végétale”, dont le chiffre d’affaires s’élève à 1,92 milliards d’euros, stable en données comparables, a été affecté par la baisse des ventes marocaines. Ce troisième trimestre, les conséquences du mouvement de contestation contre la cherté de la vie et du boycott des produits du géant agroalimentaire ont eu un impact sur les ventes qui continuent de chuter, après un décrochage de 40% au second trimestre.

En Chine, Danone fait face à une forte crise de la natalité dans le pays et peine à y vendre ses laits infantiles qui représentent 1,72 milliards d’euros de la branche “nutrition spécialisée”. Le chiffre d’affaires a baissé de 1,5% en données comparables par rapport à 2017, et ce suite à une baisse de 20% des ventes de lait.

Pour Cécile Cabanis, directrice financière de la société, les ventes de la nutrition infantile devraient rester dans le rouge en Chine au quatrième trimestre et les effets du boycott au Maroc continueront de se faire sentir au deuxième semestre, rapporte l’agence de presse Reuters

Le chiffre d’affaire du groupe dans le monde, de 6,19 milliards d’euros, est en baisse de 4,4% ce trimestre en partie à cause de la dévaluation des devises dans les pays émergents mais reste toutefois en progression de 1,4% hors effets de change et à périmètre constant par rapport au troisième trimestre 2017.