MAROC
22/01/2019 13h:32 CET

Le Maroc émet un mandat d'arrêt international contre le journaliste égyptien Ahmed Mansour

Il aurait promis un mariage légal après un “mariage coutumier” à une militante du PJD.

ASSOCIATED PRESS
Le journaliste d'Al Jazeera a déjà connu des ennuis avec la justice.

MAROC - Nouvelle frasque judiciaire pour le journaliste égyptien d’Al Jazeera, Ahmed Mansour. Selon Al Ahdath Al Maghribia et Al Akhbar, le procureur du roi près le tribunal de première instance de Rabat a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre du journaliste. Il serait accusé d’avoir fait miroiter un  mariage légal après un “mariage coutumier” avec une militante du Parti de la Justice et du Développement. 

Selon le quotidien Al Akhbar, cité par le360, “la femme, qui était chargée de l’accueil des invités étrangers lors du septième congrès du PJD, avait rencontré, à cette occasion, le journaliste égyptien qui l’a abordée sur les lieux et lui a de suite parlé mariage”. Une cérémonie a été organisée dans la foulée au domicile de la femme en présence des membres de sa famille et de militants du PJD, dont Abdelali Hamieddine, toujours selon Al Akhbar. La victime est également une femme militante du PJD. “La présence de ces leaders de la Lampe a donné une crédibilité à la manœuvre du journaliste égyptien qui a convolé en ‘justes’ noces avec la jeune femme, en Turquie, pour l’abandonner à la fin du voyage”, poursuit la même source.

Si certains médias indiquent qu’Interpol (France) “a également émis un mandat d’arrêt à l’encontre du journaliste, suite à la demande formulée par le Maroc il y a deux semaines”, le journaliste ne figure toutefois pas pour l’instant dans la liste des 9 Égyptiens recherchés par l’organisation internationale de police criminelle.

Ce n’est pas le premier mandat international émit à l’encontre de Ahmed Mansour. En 2015, il avait été arrêté à l’aéroport de Berlin sous ordre des autorités égyptiennes. Le journaliste avait finalement été libéré par les autorités allemandes “sans aucun chef d’accusation”. L’Egyptien avait également été condamné en Egypte, par contumace à 15 ans de prison, en 2014. Il était accusé d’avoir torturé un avocat en 2011 sur la place Tahrir, lors du printemps arabe. Accusations que Ahmed Mansour a toujours nié.