MAROC
18/02/2019 18h:13 CET

Le Maroc à l'honneur de la prochaine édition de la Foire du Livre de Bruxelles

Ce sera le premier pays arabe et africain à être mis à l'honneur par la manifestation.

leSoir.be

CULTURE - Le Maroc sera l’invité d’honneur de la prochaine édition de la Foire du Livre de Bruxelles, prévue du du 5 au 8 mars 2020, a annoncé le président de l’événement culturel, Hervé Gérard.

“C’est une évidence que le Maroc soit l’invité d’honneur de la prochaine édition eu égard à la présence d’une forte communauté marocaine en Belgique qui compte énormément d’écrivains produisant une littérature à la fois francophone et néerlandophone”, a indiqué Hervé Gérard lors de la conférence de presse de clôture de la 50e édition de cette grand-messe européenne, ajoutant que le choix du Maroc en tant qu’invité d’honneur témoigne aussi de la qualité des relations entre les deux pays. Pour lui la culture “rassemble, promeut le vivre-ensemble et transcende les frontières”.

Lors de cette édition organisée du 14 au 17 février, qui a connu la participation du Maroc avec plus de 300 titres exposés et une dizaine d’éditeur, l’ambassadeur du Maroc en Belgique et au grand Duché de Luxembourg, Mohammed Ameur n’a pas manqué d’exprimer la fierté du royaume à être le premier pays arabe et africain à être mis à l’honneur lors de la prochaine édition de ce salon prestigieux.

Pour lui, de tels évènements permettent de mettre en exergue le dynamisme du paysage littéraire marocain et de donner l’occasion aux Marocains de Belgique de découvrir l’univers de l’édition et du livre dans le royaume.

De leur côté, les organisateurs de cet événement estiment que le Maroc apportera une grande richesse à la programmation de 2020. Dans un communiqué publié à l’issue de la 50e édition de cette manifestation culturelle, ces derniers ont affirmé que “La foire aura l’honneur d’accueillir des perles d’écriture qui apportent sans aucun doute une grande richesse à la programmation de la prochaine édition”. Pour eux, les liens unissant la Belgique au Maroc sont “parfois encore ignorés” et la mise à l’honneur de la littérature marocaine est une occasion de les rappeler.

La même source rappelle qu’il existe une histoire commune entre des villes historiques belges florissantes (notamment Anvers et Bruges) et des villes marocaines. “On a l’habitude de parler des accords économiques entre les deux pays ; il fallait désormais développer une collaboration indispensable d’un point de vue culturel et littéraire”, notant qu’il est “temps de construire des ponts et d’accueillir une communauté très présente en Belgique”, lit-on dans le communiqué.

La 50ème édition de ce rendez-vous incontournable lu livre et de l’édition qui a placé la Flandre à l’honneur, a été fréquentée par quelque 72.000 visiteurs et connu la participation de 1210 exposants et 1247 auteurs.

La participation marocaine qui a été organisée par le ministère de la Culture et de la Communication en collaboration avec l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc (UPEM) a connu un véritable succès. Avec un stand de 36 mètres carrés et un positionnement central au salon, la présence du Maroc a permis au public belge et aux Marocains de Belgique de rencontrer des éditeurs et des écrivains et de découvrir le monde de l’édition au Maroc ainsi que sa production littéraire.

Abdekader Retnani, président de l’UPEM a exprimé lui aussi, sa fierté de l’honneur fait au Maroc soulignant que la culture à un rôle très important à jouer pour renforcer davantage les relations séculaires unissant les deux pays.

“La participation du Maroc à cet événement culturel d’envergue comme invité d’honneur, constitue une reconnaissance de la qualité des productions littéraires marocaines”, a-t-il déclaré, notant que des écrivains, des romanciers et des poètes marocains et belgo-marocains seront au rendez-vous.

Le président de l’UPEM a ajouté qu’un programme riche sera proposé au public, notant qu’en plus des activités au sein de la foire, d’autres manifestations sont prévues à l’extérieur, dont des ateliers d’écriture en faveur des enfants de la communauté marocaine et des débats dans les écoles.