MAROC
05/12/2018 18h:14 CET | Actualisé 05/12/2018 18h:14 CET

Le Maroc à Genève pour la table ronde sur le Sahara en présence de l'Algérie et du Polisario

C'est la première fois que l'Algérie prend part au dialogue en envoyant un ministre.

FABRICE COFFRINI via Getty Images

SAHARA - Coup d’envoi, ce mercredi 5 décembre au Palais des Nations Unies à Genève, de la table ronde visant à ouvrir le dialogue pour trouver une solution au différend sur le Sahara. La rencontre, qui a commencé tôt ce matin, se poursuit jusqu’au 6 décembre et fait suite à l’invitation de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Horst Köhler, adressée au Maroc, à l’Algérie à la Mauritanie ainsi qu’au Polisario, souligne la MAP dans un communiqué.

Conduite par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la délégation marocaine comprend l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Royaume auprès des Nations Unies à New York, ainsi que les représentants des provinces du sud du Royaume dont Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Ynja Khattat, ancien membre du Polisario qui avait rallié le Maroc au milieu des années 90 et qui préside aujourd’hui la région Dakhla-Oued Eddahab, et Fatima Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de Smara, rapporte la même source.

Autour de la table, les trois délégations du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie sont conduites respectivement par les ministres des Affaires étrangères Nasser bourita, Abdelkader Messahel et Ismail Ould Cheikh Ahmad, ainsi que par Khatri Addouh, président du conseil national du Polisario.  

Cette rencontre, qui a pour objectif de “tester la volonté de toutes les parties” pour relancer le processus politique de dialogue pour trouver des solutions au conflit du Saraha, revêt un caractère inédit puisque l’Algérie, “acteur véritable dans la genèse et le maintien de ce différend”, selon le ministère marocain des Affaires étrangères, participe pour la première fois comme partie prenante et à un niveau ministériel. Ces deux journées de dialogue visent à mettre fin à plusieurs années de statu quo.