MAROC
01/09/2018 11h:16 CET

Le magnifique hommage de Stevie Wonder aux obsèques d'Aretha Franklin (et sa jolie pique contre Trump)

Ce n'est pas à l'Amérique que le chanteur a proposé de rendre sa grandeur...

Scott Olson via Getty Images

MUSIQUE - “Rendre à l’amour sa grandeur...” Ce vendredi 31 août, l’Amérique disait adieu à l’une des immense figures de son Histoire récente, Aretha Franklin, disparue le 16 août dernier à l’âge de 76 ans. Dans sa ville chérie de Detroit, dans le Michigan, ses proches, mais aussi des stars de la chanson et même d’anciens présidents américains lui rendaient hommage au Greater Grace Temple.

Une cérémonie extrêmement émouvante, faite de discours et de chansons, de larmes de tristesse et de sourires de gratitude. Pour cet au revoir à la “Reine de la Soul”, vêtue ce vendredi d’une robe dorée scintillante, de très nombreuses personnalités ont été invitées à prendre le micro, parmi lesquelles Bill Clinton, le révérend Jesse Jackson, Ariana Grande, et finalement Stevie Wonder.

Au terme de huit heures de cérémonie, c’est le musicien aveugle de 68 ans qui concluait la cérémonie. Et qui l’a fait avec brio, douceur, tendresse et classe. D’abord à l’harmonica puis au chant, entonnant notamment son tube “I’ll Be Loving You Always”, il a livré une performance à la hauteur de l’événement.

Mais ce sont surtout les mots employés par Stevie Wonder qui ont marqué les millions de téléspectateurs qui assistaient à l’hommage, ainsi bien sûr que l’assistance. “Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est grâce à l’amour, à l’amour que nous portons à cette femme”, a-t-il clamé. “Nous pourrions parler de plein de choses aujourd’hui, mais la seule qui nous délivrera sera l’amour.”

“Ce qui doit arriver aujourd’hui, pas seulement dans cette nation mais à travers le monde, c’est que nous devons rendre à l’amour sa grandeur”, a lancé le chanteur dans l’une des quelques piques envoyées au président Donald Trump. L’auteur-compositeur détournait ainsi le slogan de campagne du milliardaire “Rendre à l’Amérique sa grandeur”. Et il ne s’est pas arrêté là, multipliant par exemple les références au mouvement “Black Lives Matter” avant de clore la cérémonie avec une interprétation d’anthologie de son “I’ll Be Loving You Always”, accompagné de toute une chorale et de nombreux invités.

Cet article a initialement été publié sur le HuffPost France.