TUNISIE
13/12/2018 14h:41 CET | Actualisé 13/12/2018 14h:41 CET

Le littoral tunisien menacé par le changement climatique, selon les Nations-Unies

Un projet a été mis en place pour lutter contre la hausse du niveau de la mer.

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Le réchauffement climatique n’épargne évidemment pas la Tunisie, et menace plus particulièrement son littoral, qui “fourmille de vie”, selon un article du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Les côtes tunisiennes, qui s’étendent sur près de 1445 kilomètres, avec quelque 450 kilomètres de littoral insulaire, représentent un habitat vital pour les deux tiers de la population, participant au développement de 80% de l’économie tunisienne, et accueillant 90% des infrastructures touristiques du pays.

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Le littoral, caractérisé par une grande biodiversité marine et humaine, abrite également une grande part des terres irriguées, et constitue ainsi un atout majeur pour l’agriculture du pays.

Le PNUD alerte donc sur la menace que représente le changement climatique sur cette biodiversité.

Une grande partie de l’économie tunisienne repose sur des activités directement liées au littoral, telles que la pêche, l’extraction de sel, le tourisme, les ports de plaisance, les activités sous-marines, les activités d’extraction pétrolière, et bien d’autres sources de revenus.

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Le PNUD évoque dans son article un manque de moyen pour faire face à l’impact du changement climatique sur le littoral tunisien. Il souligne l’importance d’entreprendre des stratégies novatrices et préventives pour protéger ce moteur de l’économie.

Ainsi, le PNUD adresse quelques recommandations afin de lutter contre ce phénomène qui ne menace pas seulement la Tunisie. 

Selon le rapport, l’absence de campagnes de sensibilisation appropriées au changement climatique, et de législations, met en danger les zones côtières, et empêche son adaptation au changement.

Ainsi, un projet a été mis en place en collaboration avec l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) relevant du ministère des Affaires locales et de l’Environnement. Celui-ci se donne pour mission d’aborder les vulnérabilités et les risques liés au changement climatique dans les zones côtières tunisiennes, et s’emploie à promouvoir des stratégies d’adaptation novatrices, avec le soutien financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

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Les Aiguilles, Tabarka, Tunisie

Le projet du PNUD tourne autour de 3 axes principaux. Ainsi, il a été convenu de l’importance de la mise en place de cadres politiques et institutionnels pour réponde aux exigences internationales en matière de gestion des risques climatiques.

Selon le PNUD, il est nécessaire d’introduire des méthodes et des outils pour l’évaluation des risques côtiers et la planification de l’adaptation au changement climatique.

Pour cela, il va falloir mettre à disposition des moyens d’observation matérielle et logicielle, et collecte et traitement de données, par le renforcement des budgets consacrés à la planification et la mise en place des pratiques de protection du littoral.

La mise au point d’un système de surveillance des risques côtiers et d’alerte rapide est également indispensable.

Ainsi, selon le PNUD, des mesures économiques ont été lancées, notamment un plan d’investissement complet pour l’adaptation du littoral.

Un des défis majeurs sont la hausse du niveau de la mer qui engendre un “stress environnemental” énorme sur les côtes.

À Djerba par exemple, le projet se heurte à l’indépendance des activités maritimes, qui les rend difficiles à contenir et à intégrer dans le programme d’adaptation.

AlexanderXXI via Getty Images
Exemple de l'avancement de la mer à Djerba

Les mesures indiquées par le PNUD dans son projet visent également à protéger le tourisme tunisien, une des principales ressources économiques du pays.

Ainsi, le développement de ce secteur, et la construction continue de nouvelles stations balnéaires impliquent des investissement dans des infrastructures d’acheminement de l’eau, lesquels doivent impérativement prendre en compte le changement climatique.

Le projet s’assure donc de mettre à disposition les bonnes informations, afin de mieux élaborer les plans d’adaptation, et protéger ainsi les côtes tunisiennes devenues vulnérables.

Il prévoit également des assurances aux investisseurs afin de mieux les inciter à s’engager dans la défense et la préservation du littoral.

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