TUNISIE
10/09/2019 11h:51 CET | Actualisé 10/09/2019 11h:52 CET

Le journaliste Houssem Hamad agressé lors du meeting de Abdelkrim Zbidi à Monastir, l'équipe de campagne s'excuse

Le journaliste a été pris à partie lors du meeting du candidat à Monastir...

Le journaliste de la chaine Attessia Tv, Houssem Hamad a été agressé, samedi, à Monastir, par la sécurité du candidat à l’élection présidentielle Abdelkrim Zbidi.

Dans une vidéo de l’agression diffusée sur la chaine Attessia, l’on voit une bousculade avoir lieu au moment de l’arrivée du candidat dans les backstage avant la montée sur scène. Présent à ce moment là, le journaliste d’Attessia est pris pour cible par les services de sécurité qui l’insultent et le frappent, à quelques centimètres du candidat.

“Apparement ça ne leur a pas plu que je prenne certaines images” commente le journaliste à l’émission Rendez-vous 9.

“La haine que j’ai vu en voulant m’interdire de faire mon métier et la violence que j’ai subie...” dit-il marqué avant de s’interrompre expliquant qu’au moment de l’arrivée de Abdekrim Zbidi, il y a eu beaucoup de “détritus” venus avec lui: “Ces énergumènes, c’était eux qui avaient peur de ce qui pouvait arriver à Abdelkrim Zbidi”.

“J’étais à 10, 15 centimètres de lui. C’était devant lui. S’il les a vu me frapper sans intervenir c’est grave, et s’il n’a pas vu qu’ils me frappaient alors que j’étais très proche de lui (...)  c’est encore plus grave” commente Houssem Hamad affirmant être encore “sous le choc”.

Interrogé sur des excuses éventuelles de l’équipe de campagne du candidat, Houssem Hamad déplore les avoir eu “en retard, quand ils ont su que la scène était filmée”.

“Je ne suis pas là pour attaquer tel ou tel candidat, je suis là pour dénoncer les agressions répétées contre les journalistes” déclare-t-il déplorant des campagnes d’agression morales et physiques visant ses confrères. 

 

En réponse à cette agression, le directeur de campagne de Abdelkrim Zbidi, Faouzi Ben Abderrahman, intervenant sur la même chaine, a tenu à dénoncer toute violence contre toute personne et plus encore contre les journalistes.

“Nous avons vu ce qui s’est passé et nous avons pris les mesures nécessaires pour savoir qui sont les agresseurs, d’où est-ce qu’ils sont venus, est-ce qu’ils font partie de l’équipe de campagne ou pas” dit-il affirmant être prêt à soutenir le journaliste dans les démarches judiciaires qu’il compte entreprendre.

“Nous faisons notre enquête pour savoir ce qui s’est exactement passé et nous ferons preuve de transparence” a-t-il déclaré avant de poursuivre:“Par contre ce n’est pas vrai que personne n’est intervenu. Il y a des gens qui sont intervenus pour arrêter ces agissement que nous dénonçons fortement”.

Dans un communiqué publié dans la soirée sur la page Facebook du candidat, son équipe de campagne affirme que ce qui s’est passé est le résultat d’une “bousculade (...) dû au grand nombre de personnes personnes présentes lors de l’évènement”.

 

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