MAROC
09/07/2019 12h:19 CET

Le homard de Bolsonaro à l’ambassade d’Israël vaut le détour(nement)

Le homard, aliment non casher, a été grossièrement effacé du menu. Mais heureusement, les internautes ont Photoshop.

INTERNATIONAL - L’ambassade d’Israël au Brésil a encore des leçons à prendre en matière de retouches Photoshop. Et les internautes sont prêts à lui en donner, après avoir vu une photo de Jair Bolsonaro et de l’ambassadeur israélien maladroitement modifiée.

À l’occasion de la finale de la Copa America le 7 juillet, l’ambassade israélienne au Brésil a partagé sur Twitter une photo de l’ambassadeur Yossi Shelley déjeunant avec le président brésilien. Au menu? Du homard. Mais le crustacé n’étant pas “casher” -c’est-à-dire autorisé par la religion juive- les services de l’ambassade ont essayé de le faire disparaître... en gribouillant deux traits noirs pas vraiment opaques sur les assiettes.

Évidemment, le subterfuge n’a trompé personne. Et surtout pas les internautes, qui ont détourné l’image à leur sauce.

 

“Salut les gars, je l’ai corrigé pour vous” 

Le Brésil a remporté sa cinquième coupe de Copa America le dimanche 7 juillet, en battant le Pérou 3-1. Après la victoire, le président brésilien Jair Bolsonaro est allé à la rencontre des joueurs de la Seleçao mais a été hué par une partie du stade Maracana, tandis qu’une autre l’acclamait par son surnom “Mito”, “le mythe” en français.

Lors de la demi-finale entre l’Argentine et le Brésil, la présence de Jair Bolsonaro avait également suscité quelques remous. La fédération argentine (AFA) s’était plainte de “manifestations politiques” du président brésilien lors du match à Belo Horizonte qui a vu l’élimination de l’Albiceste (2-0).

L’AFA avait dénoncé de “grossières erreurs d’arbitrage”, évoquant des soupçons d’interférence sur le système d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui auraient empêché de revoir deux actions litigieuses pouvant aboutir à un pénalty en faveur de l’Argentine.

Selon certains médias brésiliens, ces interférences pourraient avoir été causées par le système de radio utilisé par les services du sécurité du président du Brésil Jair Bolsonaro.

Cet article a initialement été publié sur le HuffPost France.