TUNISIE
26/07/2018 13h:54 CET

"Le gouvernement restera" clame le président du Conseil de la Choura d'Ennahdha

“Ce n’est pas le moment de faire tomber le gouvernement, ni de procéder à un remaniement total"

Le président du Conseil de la Choura d’Ennahdha, Abdelkrim Harouni a affirmé jeudi que le gouvernement mené par Youssef Chahed “restera” en place malgré les demandes d’un remaniement ministériel total de plusieurs signataires de l’Accord de Carthage 2.

“Le gouvernement restera car il en va de l’intérêt de la Tunisie” a-t-il affirmé ajoutant que “ce n’est pas le moment de faire tomber le gouvernement, ni de procéder à un remaniement total. Le gouvernement a des échéances et des réalisations importantes à faire dans les jours à venir”.

Selon lui, la nouvelle nomination du ministre de l’Intérieur et son passage devant l’Assemblée des représentants du peuple “est une chance pour que le gouvernement se présente au parlement et nous supposons que celui-ci aidera à la continuité du travail gouvernemental”.

Face aux échéances -notamment budgétaires- importantes à venir, Abdelkrim Harouni voudrait que le gouvernement reste pour “nous concentrer sur les réformes économiques et sociales”. “Si des changements au sein du gouvernement doivent avoir lieu, son chef pourra faire un remaniement, à condition que ça ne retarde pas” les échéances auxquels la Tunisie devra faire face.

Pour lui, les réformes approuvées les signataires de l’Accord de Carthage 2 doivent primer: “63 points (ndlr: sur lesquels les signataires se sont mis d’accord), ce n’est pas rien. Il est temps de se mettre au travail, de les réaliser et d’avancer dans la lutte contre la corruption et la lutte contre le terrorisme. Voilà les priorités du pays (...) ne perdons pas de temps pour des détails” a-t-il affirmé.

Interrogé sur la récente attaque contre des agents de la Garde nationale à Jendouba et de l’impact du limogeage du ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem sur celle-ci, Harouni explique: “Il n’y a pas de lien entre le limogeage du ministre de l’Intérieur et l’attaque. Les gens utilisent ce discours pour instrumentaliser le terrorisme pour retarder le gouvernement ou le faire tomber, je leur dit que ce discours -qui dure depuis 7 ans- a échoué (...) Cessons d’instrumentaliser le terrorisme”.

Depuis plusieurs mois, la situation politique du pays est tendue. Malgré plusieurs réunions des signataires de l’Accord de Carthage 2, les protagonistes ont pu se mettre d’accord sur 63 points comme feuille de route gouvernementale. Reste la question de l’avenir de Youssef Chahed à la tête de ce gouvernement. Plusieurs partis et organisations politiques ont appelé à son départ, alors qu’Ennahdha a appelé à son maintien avec un possible remaniement partiel.

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