ALGÉRIE
19/08/2019 17h:08 CET | Actualisé 20/08/2019 10h:27 CET

Le gouvernement met la dernière touche à l’importation des véhicules d’occasion

STRINGER via Getty Images

Le gouvernement remet sur le tapis l’importation des véhicules de moins de 3 ans. Après une première annonce le 8 mai, le gouvernement Bedoui avait semblé temporiser, même si le ministre du commerce avait assuré que son ministère et celui des finances planchaient sur les mécanismes de l’importation dans leurs aspects techniques, économiques et financiers.

Les choses semblent avoir bien avancé. “Nous sommes en train de mettre en place le dispositif technique et juridique pour soumettre le dossier au Premier ministère et la mesure sera probablement intégrée dans le projet de loi de finance 2020”, a déclaré aujourd’hui M. Djellab lors d’un déplacement.  

Si officiellement la décision du gouvernement Bedoui vise à faire pression sur les marques automobiles implantées en Algérie pour les pousser à revoir à la baisse les prix pratiqués sur leurs véhicules, la mesure est loin de faire l’unanimité et beaucoup doutent de son efficacité.

Invité de Radio M, Abderrahmane Achaibou, patron du Groupe automobile Elsecom rappelait que “le véhicule de moins de trois ans revient exactement au même prix qu’un véhicule neuf”, et d’expliquer que le véhicule de moins de trois ans demeure cher en Europe et qu’il ne sera pas profitable au citoyen algérien qui devra alors s’acquitter de taxes et autres marges, alors que le transport de la voiture reviendrait à quelques 2000 euros.

M Achaibou préconisait d’aller vers des véhicules de 4, 5 ou 6 ans d’âge qui coûteraient alors moins cher que le véhicule de moins de trois ans, soit 3000, 4000 ou 5000 dollars.