03/04/2019 16h:43 CET | Actualisé 04/04/2019 11h:29 CET

Le gouvernement approuve 28 projets d'investissements au Maroc à hauteur de 23 milliards de dirhams

Des projets qui permettront la création de 4346 emplois directs et 7934 emplois indirects.

anass bachar via Getty Images

ÉCONOMIE - La commission des investissements s’est réuni le 27 mars, sous la présidence du chef du gouvernement, pour étudier et approuver 28 projets de conventions et d’avenants aux conventions d’investissements. Tous cumulés, ils représentent un montant global de 22,96 milliards de dirhams et devraient permettre la création de 4346 emplois directs et 7934 emplois indirects. 

C’est dans les nouveaux locaux de l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) que le ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique Moulay Hafid Elalamy et Hicham Boudraa, directeur général par intérim de l’AMDIE, ont présenté les enjeux de ces investissements approuvés conformément aux recommandations des commissions techniques locales et régionales, mais également par le pôle investissement du ministère et à travers l’AMDIE en tant que secrétariat de la Commission des Investissements. 

Le secteur d’industrie créera le plus d’emplois 

En 2019, les projets d’investissements s’élèveront à 23 milliards de dirhams qui seront répartis dans divers secteurs. Le secteur des transports et des infrastructures recevra la plus grosse enveloppe, 9,64 milliards de dirhams soit 42% du budget total, pour mener à bien les investissements projetés. Il sera talonné par le secteur des télécommunications avec 4,37 milliards de dirhams, soit plus de 19% des investissements projetés. Le tourisme et les loisirs suivent avec 4,03 milliards de dirhams, ce qui représente 17% du montant global. L’industrie (12,07%), la santé (5,67%), l’énergie (2,62%), l’enseignement (0,54%) et le commerce et la distribution (0,49%) clôturent le classement. 

Si beaucoup pensent, à tort, que plus l’investissement est conséquent plus il y aura d’emplois créés, les investissements projetés indiquent toutefois qu’il n’y aucune corrélation entre les deux. Le secteur des transports et des infrastructures qui réunit le plus d’investissement ne créera pourtant que 9,13% des emplois directs prévisionnels.

La répartition sectorielle des emplois fait ressortir le secteur de l’industrie comme principal pourvoyeur d’emplois avec la création de 1654 emplois directs soit plus de 38% des emplois à créer. Le secteur du tourisme et loisirs occupe la deuxième position avec 1132 emplois, soit plus de 26% des 4346 et 7934 emplois directs et indirects. Quant au secteur de la santé, il devrait permettre la création de 839 emplois. 

À noter que la répartition des emplois dans les régions a légèrement changé même si la région Casablanca-Settat reste la région qui créera le plus d’emplois avec 1284 emplois directs à créer, soit plus de 29% des emplois projetés. Cependant, Fes-Meknès, région historiquement agricole en transition vers d’autres secteurs comme l’industrie, promet la création de 1198 emplois directs, soit plus de 27% des emplois projetés. “Cela traduit une stratégie de développement qui porte ses fruits dans le bon sens” a noté Hicham Boudraa. À Rabat-Salé-Kénitra, 1079 emplois directs (24% des emplois projetés) seront créés.

Casablanca-Settat première sur les investissements

L’année passée, les régions du sud prédominaient la répartition des investissements, “ce qui était une première, avec le lancement d’une vague de projets dans le sud”, précise Hicham Boudraa. En 2019, la ventilation des investissement selon la région d’implantation propulse ainsi Casablanca-Settat en première position avec 9,28 milliards de dirhams, soit plus de 40% de investissements projetés. 

Les projets à réaliser dans plusieurs régions, non définies, occupent la deuxième position avec des investissements de l’ordre de 5,48 milliards de dirhams, soit 24% des projections. La région de Rabat-Salé-Kenitra sera la troisième région avec le plus d’investissements projetés avec un montant de 5,27 milliards de dirhams (23% du montant global). Elle est suivie de Fès-Meknès avec des projets de l’ordre de 1,29 milliards de dirhams. 

Enfin, la commission a levé le voile sur les origines des investissements projetés. Avec 13,85 milliards de dirhams, les investissements nationaux arrivent en tête, soit plus de 60% des investissements projetés. Un résultat attribuable aux grands projets relevant des secteurs du transport et des infrastructures et du tourisme et loisirs, précise l’AMDIE. 

Les joint-ventures arrivent en deuxième position avec 7,12 milliards de dirhams, soit plus de 31% du montant global de cette commission. Les joint-ventures ont vu le jour dans le cadre de la mise en oeuvre de grands projets dans les secteurs de l’industrie, de la santé et des télécommunications.

Par ailleurs, si l’Espagne et la France restent des partenaires économiques et commerciaux privilégiés du Maroc, de nouveaux pays pointent leur nez dans le spectre des investisseurs, à l’image de l’Australie, du Japon ou de Singapour qui ont décidé d’investir dans divers secteurs du royaume.