ALGÉRIE
08/03/2019 12h:00 CET | Actualisé 08/03/2019 17h:05 CET

"Le FLN s’est éloigné de ses idéaux"

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Huit personnalités ont décidé de claquer la porte du parti. Boualem Djaafer ex sénateur et député de Bordj Bou Arreridj, Abdelkader Cherrar, ex député et membre du CC, Salah Hakimi, Président de la commission des finances du parti, Nadia Hannachi, député et ex membre du CC, Mohamed Bouazzara Abderrahmane Sahli, ex député et membre du CC, Ali Boukaroura, Abdelkader Cheddad et le Dr Fouad Benali, Président de l’organisation de la jeunesse du parti, JFLN ont décidé de ne plus cautionner le fonctionnement de la première formation politique du pays.

«On s’oppose aux tergiversations de la direction actuelle. Le FLN appartient au peuple et doit lui revenir. Il ne doit plus être entre les mains de mercenaires. », déclare Boualem Djaafer. Pour Abdelkader Cherrar, le FLN a tourné le dos aux aspirations populaires et s’est éloigné de ses idéaux. «Le parti n’est plus à la pointe du combat, il est devenu un instrument entre les mains de personnalités et de groupes non identifiés. », affirme M Cherrar.

La composante de l’instance exécutive, annoncée mercredi semble avoir scellé la scission entre les personnalités du FLN et la direction actuelle. Le rappel des apparatchiks, Salah Goudjil et Abdelkader Belayat et la présence de ministres du gouvernement dans l’instance n’ont pas été du goûts des militants. « Avec Mouad Bouchareb on a espéré une cure de jouvence, on se retrouve avec le retour des mammouths. », fustige un cadre du parti.

En une semaine, le FLN a connu la démission du député d’Alger Sid Ahmed Ferroukhi. Pour l’ancien ministre de l’agriculture. « Alors qu’un vent de liberté souffle sur notre pays, la raison nous incite à retraduire cette exigence de “l’exemple” dans le contexte actuel », a expliqué M Ferroukhi qui annonçait dans la foulée rejoindre la dynamique populaire.

Mais c’est le départ de Abdelkader Abada, importante figure au sein du parti qui constitue un coup dur pour la direction actuelle. Celui qui a mené le combat contre l’ancien SG Amar Saïdani, a claqué la porte jeudi, quelques heures seulement après son installation au sein de l’instance exécutive et annoncé son adhésion au mouvement populaire. «Le militant et dirigeant Abdelkrim Abada réaffirme qu’il est, à instar de tous les membres du mouvement de redressement, ancré dans les rangs du peuple algérien dans son soulèvement civilisé et honorable», a déclaré le militant du parti.