TUNISIE
14/10/2018 14h:11 CET

Le film tunisien "Weldi" remporte le grand prix du festival Arte Mare à Bastia

C'est la troisième fois consécutive qu'un film tunisien est couronné au festival Arte Mare à Bastia.

Weldi/FB

Le rideau s’est refermé ce samedi 13 octobre 2018 sur la scène du théâtre de Bastia qui a accueilli la 36e édition du festival Arte Mare à Bastia sur l’île Corse. Et c’est encore un film tunisien qui remporte le grand prix du festival pour la troisième année consécutive après “Hedi” en 2016 et “La belle et la meute” en 2017. Il s’agit du film “Weldi” du réalisateur tunisien Mohamed Ben Attia. 

Grandement apprécié au Festival de Cannes, le film continue de faire des miracles en emboitant le pas à “Hedi” . Ce dernier, du même réalisateur, a raflé deux prix au festival de Berlin en 2016 (la Berlinale), à savoir le prix du meilleur premier film et l’Ours d’Argent du meilleur acteur pour Majd Mastoura.

Interprété par Mohamed Dhrif, Mouna Mejri, Zakaria Ben Ayed, Imen Cherif, Taylan Mintas, Weldi retrace l’histoire de Riadh qui s’apprête à prendre sa retraite de cariste au port de Tunis. Avec Nazli, il forme un couple uni autour de Sami, leur fils unique qui s’apprête à passer le bac. Les migraines répétées de Sami inquiètent ses parents. Au moment où Riadh pense que son fils va mieux, celui-ci disparaît. 

L’intrigue est à priori simple. Comme dans “Nhebek Hédi”, Mohamed Ben Attia prône un cinéma sans prétention dont l’enveloppe puise dans la profondeur humaine. 

Même si les histoires diffèrent, “Nhebek Hédi” et “Weldi” se ressemblent. “Il y’a une certaine continuité” confie Ben Attia au HuffPost Tunisie. En effet, tous les deux témoignent d’une sensibilité particulière pour mettre en lumière certains thèmes “d’aspects humains, qui lui sont chers”, selon ses dires. 

Pour le jeune réalisateur, certains thèmes restent le fil conducteur de ses projets cinématographiques. Dans “Weldi”, “c’est le paradoxe entre l’incapacité à vivre ensemble et la peur de la solitude qui prend le dessus”, explique-t-il. 

Mohamed Ben Attia, qui s’est fait connaître en 2016 par “Nhebek Hedi”, préfère mettre le doigt sur des questions récurrentes comme la pression sociale et le conformisme et déjouer beaucoup de clichés sur le monde arabo-musulman. 

Selon Ben Attia, “Weldi” a suscité beaucoup de technicité et d’efforts, après un premier film détonnant qui avait placé la barre très haute. “Plus de décors, d’acteurs... nous avons même tourné en Turquie” souligne-t-il.

“Weldi” vient également d’être sélectionné en compétition officielle aux prochaines Journées cinématographiques de Carthage (JCC) qui auront lieu du 3 au 10 novembre 2018.

 

 

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