MAROC
12/11/2018 13h:43 CET

Le FIFM lance un programme d’aide au développement de talents émergents issus d’Afrique et du Moyen-Orient

À la clé de ces ateliers, des récompenses de 10.000 et de 20.000€.

BrasilNut1 via Getty Images

CULTURE - Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) dévoile son nouveau programme d’aide au développement de talents, baptisé “les Ateliers de l’Atlas” et entièrement dédié au cinéma d’Afrique et du Moyen-Orient. Réalisé en partenariat avec Netflix, le programme, qui accueillera du 2 au 5 décembre plus de 150 professionnels marocains et internationaux, vise à accompagner les réalisateurs émergents de la région dans la préparation de leur premier, second ou troisième long-métrage, qu’ils soient seuls ou accompagnés d’un producteur.

Pour donner le coup d’envoi de ce programme créatif, organisé en marge du FIFM qui se tiendra du 30 novembre au 8 décembre prochain à Marrakech, 8 projets en développement et 6 films en postproduction provenant de 9 pays prendront part aux ateliers. Parmi eux figurent 5 projets marocains (dont 3 initiés par des femmes), sélectionnés suite à un appel à projets national auquel 50 candidatures ont été soumises. 

À l’issue de ces ateliers, deux récompenses seront décernées par deux jurys professionnels. Le meilleur film en postproduction recevra un prix de 20.000€, tandis que le meilleur projet au développement se verra attribué un prix de 10.000€.

Liste des 14 projet sélectionnés:

Films en post-production
The day I ate the fish de Aida Elkashef (Egypte) /documentaire
Europa “based on a true story” de Kivu Ruhorahoza (Rwanda) /fiction
C’est loin où je dois aller de Karima Saidi (Maroc) /documentaire
Kilometers 60 de Hassen Ferhani (Algérie)/documentaire
Les femmes du pavillon J de Mohamed Nadif (Maroc)/fiction
We are born from here de Wissam Tanios (Liban)/documentaire


Projets en développement
La saison des prunes de Rim Mejdi (Maroc)/fiction
Les damnés ne pleurent pas de Fyzal Boulifa (Maroc) /fiction
Laundry de Zamo Mkhwanazi (Afrique du Sud)/fiction
The lights still smell of gunpowder de Inadelso Cossa (Mozambique)/documentaire
L’otage du fleuve de Nicolas Sawalo Cisse (Sénégal)/fiction
Reines de Yasmine Benkirane (Maroc)/fiction
The river runs red de Rami Kodeih (Liban)/fiction
Vuta n’kuvute (A Tug of war) de Amil Shivji (Tanzanie)/fiction

Conçus pour accompagner des projets de films et des films en postproduction, “Les Atelier de l’Atlas” ont pour objectif de permettre aux réalisateurs émergents d’acquérir une meilleure connaissance du marché, d’aider à l’accélération de la mise en production de leurs projets, ainsi que le renforcement de leur réseau. Imaginé comme un lieu d’échanges entre les professionnels internationaux et les talents régionaux, le programme offre aux cinéastes de la région une plateforme à la fois créative et professionnelle.

Pour la première édition des “Ateliers de l’Atlas”, la musique de film sera à l’honneur afin de sensibiliser au travail de composition de musique à l’image. L’objectif étant d’encourager les réalisateurs sélectionnés à réfléchir à l’univers musical de leur film mais aussi de susciter des collaborations artistiques régionales en présentant des compositeurs de talent.

Lors de ces ateliers, les réalisateurs bénéficieront d’une journée de consultation individuelle avec des professionnels qui leur apportent un regard artistique ainsi que le point de vue de l’industrie. En parallèle de panels sera invité à se réunir pour échanger sur les publics ainsi que sur la circulation des œuvres du continent africain et du Moyen-Orient. Dans ce cadre, les membres du réseau NAAS (Network of Arab Alternative Screens) qui réunit 20 espaces de diffusion cinématographique dans les pays arabophones, viendront également à la rencontre des professionnels présents ainsi que des porteurs de projets.