ALGÉRIE
09/06/2019 15h:43 CET

Le FFS rejette l’appel de Abdelkader Bensalah

AFP

Sans surprise, le FFS rejette l’appel au dialogue du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah. Pour le parti fondé par Hocine Ait Ahmed, le dernier discours de M Bensalah “réitére les orientations stratégiques du pouvoir réel incarné par le chef d’Etat-Major de l’armée. Le maintien de l’élection présidentielle comme unique option politique du régime en place, assorti d’un pseudo dialogue à sens unique, ne fera que dissuader ceux qui se sont empressés de saluer ou à croire à l’offre de dialogue d’un pouvoir autoritaire.” juge le FFS dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, dimanche 9 juin.

“Le pouvoir qui ne se soucie que de sa propre longévité ne cherche qu’à gagner du temps en espérant l’essoufflement du mouvement citoyen. Contrairement à ses affirmations verbales, il continue dans ses actes à nier les aspirations légitimes du peuple algérien mobilisé depuis plus de quatre mois maintenant pour exiger un changement radical du système et l’avènement de la deuxième République par une véritable transition démocratique.”, écrit encore le parti.

Dans ces conditions, le FFS lance un avertissement aux décideurs sur “les retombées néfastes de leur entêtement face à la volonté populaire.” et interpelle “l’état-major de l’armée, le pouvoir réel à prendre ses responsabilités historiques face à tout dérapage pouvant mettre en péril l’unité du peuple et la stabilité du pays”.

Enfin, le FFS réaffirme son refus de participer au dialogue prôné par le pouvoir. ” En l’absence de toute volonté politique concrète pour un règlement de la crise devant se traduire par le départ du système et de ses représentants, la libération de tous les détenus d’opinion, l’ouverture des champs politique et médiatique, ainsi que d’autres mesures énoncées dans notre initiative politique pour l’avènement de la deuxième république, le FFS réitère son refus de participer au pseudo dialogue proposé et contrôlé par le système”, annonce le parti.