ALGÉRIE
02/02/2016 09h:24 CET | Actualisé 02/02/2016 10h:12 CET

Amendement de la Constitution: Le FFS boycotte la session extraordinaire du Parlement

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Le Front des Forces Socialistes (FFS) a décidé de boycotter la session extraordinaire du Parlement consacrée à l'adoption de l'avant-projet de l'amendement de la constitution qu’il qualifie de dangereux pour la "cohésion et la communion nationales.".

Le FFS fustige la manière avec laquelle le pouvoir a élaboré la révision de la constitution et la considère comme une poursuite du feuilleton de la "violence constitutionnelle" exercée par le régime sur le peuple algérien depuis l’indépendance.

Pour le FFS, "l’élaboration ou l’amendement d’une constitution constitue une étape décisive dans la vie d’une Nation, vu que cette opération est destinée, en théorie, à garantir la cohésion et la communion nationales.".

Mais ce n’est pas le cas encore une fois. Le régime algérien a raté cette opportunité. Pire, il "a fait de ce rendez-vous une occasion pour aggraver la situation du pays". La démarche du pouvoir est dans la "continuité du feuilleton de la violence constitutionnelle exercée contre le peuple algérien, depuis la constitution de 1963" poursuit le communiqué du FFS.

Le plus ancien parti d’opposition algérien souligne, une fois de plus, que la crise en Algérie n’est pas soluble dans un texte imposé par le haut. "Ce n’est pas un texte qui est à l’origine de la crise politique, économique, sociale et morale que vit le pays, ce n’est donc pas un texte qui sortira le pays de cette crise qui s’aggrave de jour en jour. "

Le projet soumis à l’adoption ne sert pas "l’intérêt du peuple algérien" et "représente une menace pour la stabilité du pays et sa cohésion" souligne le FFS pour justifier et expliquer sa décision de boycotter cette session extraordinaire du Parlement.

"Le FFS s’inscrit en dehors de l’agenda du régime qui ne s’intéresse qu’à sa pérennité" souligne le parti fondé par feu Hocine Aït Ahmed en insistant sur le fait que tout projet constitutionnel "doit refléter le plus large consensus possible sinon il est voué à l’échec".

C'est pourquoi le FFS appelle "tous les acteurs politiques et sociaux à entamer un processus constituant en vue d’aboutir à un consensus national basé sur l’Etat de droit, la démocratie et les droits de l’Homme."

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